Les Monts du Lyonnais

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Lyon,ma ville natale

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Lyon, ma ville natale, ma ville de coeur

Ventavon,Hautes Alpes

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Le pays des Gontard ! Le village natal de mon grand père paternel.
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jeudi 18 mai 2023

Adelaide ENZIO

F  Adelaide ENZIOSosa : 4 423 911
Décédée
 
Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants
Relation avec sosa Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE, né le 26 décembre 1194 - Jesi, 4216, Ancona, Marche, Italie, décédé le 13 décembre 1250 - Fiorentino, 50051, Province de Florence, Toscane, Italie à l'âge de 55 ans, Roi de Germanie, roi de Sicile et roi de Jérusalem. (Parents : H sosa Henri 6 Le Cruel De Souabe EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1165-1197 &  F sosa Constance de Hauteville REINE DE SICILE IMPERATRICE 1154-1198) dont
F sosa Caterina de HOHENSTAUFEN †  Mariée avec sosa Giacomo de CARRETTO 1230-1268 dont
F sosa Salvatica de CARRETTO † Mariée avec sosa Rainier 1er GRIMALDI 1267-1314 dont :
H sosa Charles GRIMALDI †
H sosa Antonio de CARRETTO † Marié avec sosa Agnès de VALPERGUE † dont :
H sosa Giorgio de CARRETTO †
F sosa Geronima de CARRETTO †
H sosa Corrado 1er de CARRETTO † Marié avec sosa Aloisia EPOUSE DE CARRETTO CORRADO 1 † dont :
H sosa François 1er de CARRETTO †
F sosa Manzia de CARRETTO †
F sosa Aurelia de CARRETTO † Mariée avec sosa Lanfrac GRIMALDI † dont :
H sosa Rainier 1er GRIMALDI 1267-1314
H sosa Andarno GRIMALDI †
H Antonio GRIMALDI †
 
Sources
Personne: zardoz geneanet
Union: jmpuygrenier69 geneanet
 

EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE FREDERIC ROGER 2 DE HOHENSTAUFEN

 H  Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUESosa : 4 423 910
 Sosa


Né le 26 décembre 1194 - Jesi, 4216, Ancona, Marche, Italie
Décédé le 13 décembre 1250 - Fiorentino, 50051, Province de Florence, Toscane, Italie, à l'âge de 55 ans
Roi de Germanie, roi de Sicile et roi de Jérusalem.
 
Parents
sosa Henri 6 Le Cruel De Souabe EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE, né en 1165 - Nimègue, 6500, , Gueldre, Pays Bas, décédé en 1197 à l'âge de 32 ans, Roi des Romains
Marié avec
sosa Constance de Hauteville REINE DE SICILE IMPERATRICE, née en 1154 - Palermo, 6716, Palermo, Sicilia, Italie, décédée en 1198 - Palermo, 6716, Palermo, Sicilia, Italie à l'âge de 44 ans
 
Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants
Relation avec sosa Bianca LANCIA, née en 1210, décédée en 1234 à l'âge de 24 ans (Parents : H sosa Boniface 1er LANCIA †1220/ &  F sosa Constance MALETTA 1180-) dont
F sosa Marguerite de SOUABE 1230-1298  Mariée en septembre 1247 avec sosa Thomas 2 d'AQUINO 1226-1273 dont
H sosa Cristoforo 1er d'AQUINO †/1298 Marié avec sosa Margherita di SANGRO †1308/ dont :
H sosa Berardo 1er d'AQUINO †
F sosa Giovanna d'AQUINO †1300 Mariée avec sosa Pietro 2 RUFFO DI CALABRIA 1221-1302 dont :
F sosa Clarice RUFFO DI CALABRIA ca 1262-
H sosa Giovanni RUFFO DI CALABRIA 1265-1334
H sosa Pierre L'Ancêtre du Milanais RUFFO DI CALABRIA 1270-
H Giordano RUFFO DI CALABRIA †
F sosa Isabelle d'AQUINO † Mariée avec sosa Guillaume 2 Le Jeune ESTENDARD (de l') † dont :
F sosa Isabelle ESTENDARD (de l') †
H sosa Manfred de SOUABE 1232-1266  Marié le 21 avril 1247 avec sosa Beatrice de SAVOIE 1223-1259 dont
F sosa Beatrice de SOUABE 1258-1307 Mariée avec sosa Manfred 4 DI SALUZZO 1264-1340 dont :
H sosa Federico 1er DI SALUZZO 1287-1336
F Constance de SOUABE † Mariée avec Pierre 3 d'ARAGON † dont :
H Frédéric 2 d'Aragon ROI DE SICILE †
H Jacques d'ARAGON 1267-1327
Marié le 15 août 1209, Messina, 6603, Messina, Sicilia, Italie, avec Constance d'ARAGON, née en 1179, décédée le 23 juin 1222 - Catania, 6491, Catania, Sicilia, Italie à l'âge de 43 ans (Parents : H sosa Alphonse 2 Le Chaste ROI D'ARAGON 1157-1196 &  F sosa Sancha de CASTILLE 1154-1208) dont
H Henri 2 de SOUABE 1211-1242  Marié le 29 novembre 1225 avec Marguerite d'AUTRICHE 1204-1266
Marié le 9 novembre 1225, Brindisi, 5818, Brindisi, Puglia, Italie, avec Isabelle 2 de Jerusalem REINE DE JERUSALEM, née en 1212, décédée en 1228 à l'âge de 16 ans (Parents : H sosa Jean 1er de Brienne EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1170..1175-1237 &  F Marie de MONTFERRAT 1192-1212) dont
H Conrad 4 de HOHENSTAUFEN †  Marié en 1245 avec Elisabeth de BAVIERE 1227-1273
Marié le 15 juillet 1235 avec Isabelle d'ANGLETERRE, née en 1214, décédée le 1er décembre 1241 à l'âge de 27 ans (Parents : H sosa Jean Sans Terre d'Angleterre ROI D'ANGLETERRE 1166-1216 &  F sosa Isabelle d'Angoulème REINE D'ANGLETERRE 1186-1246) dont
F Margareta de SOUABE †  Mariée avec Albrecht Le Dénaturé de MEISSEN † dont
F Agnès de MEISSEN † Mariée avec Heinrich 1er WELF † dont :
H Heinrich 2 WELF †
H Ernst 1er WELF †
F Adelaide Irène WELF ca 1293-1324
F Mathilde WELF †
H Friedrich 1er de MEISSEN † Marié avec Elisabeth de LODABOURG ARNSHAUGK † dont :
H Friedrich 2 Le Sévère de MEISSEN †
H Friedrich Le Boiteux de MEISSEN †
F Elisabeth de MEISSEN †

 Friedrich 1er de MEISSEN †  Marié avec Agnès de CARINTHIE † dont :
H Frédéric de MEISSEN †
Relation avec sosa Adelaide ENZIO, décédée dont
F sosa Caterina de HOHENSTAUFEN †  Mariée avec sosa Giacomo de CARRETTO 1230-1268 dont
F sosa Salvatica de CARRETTO † Mariée avec sosa Rainier 1er GRIMALDI 1267-1314 dont :
H sosa Charles GRIMALDI †
H sosa Antonio de CARRETTO † Marié avec sosa Agnès de VALPERGUE † dont :
H sosa Giorgio de CARRETTO †
F sosa Geronima de CARRETTO †
H sosa Corrado 1er de CARRETTO † Marié avec sosa Aloisia EPOUSE DE CARRETTO CORRADO 1 † dont :
H sosa François 1er de CARRETTO †
F sosa Manzia de CARRETTO †
F sosa Aurelia de CARRETTO † Mariée avec sosa Lanfrac GRIMALDI † dont :
H sosa Rainier 1er GRIMALDI 1267-1314
H sosa Andarno GRIMALDI †
H Antonio GRIMALDI †
 
Fratrie
H sosa Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250 Relation avec sosa Bianca LANCIA 1210-1234
 Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250 Marié le 15 août 1209, Messina, 6603, Messina, Sicilia, Italie, avec Constance d'ARAGON 1179-1222
 Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250 Marié le 9 novembre 1225, Brindisi, 5818, Brindisi, Puglia, Italie, avec Isabelle 2 de Jerusalem REINE DE JERUSALEM 1212-1228
 Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250 Marié le 15 juillet 1235 avec Isabelle d'ANGLETERRE 1214-1241
 Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250 Relation avec sosa Adelaide ENZIO †
F Constance de HOHENSTAUFEN † Mariée avec Corrado MALASPINA 1180-1253..1254
 
Grands parents paternels, oncles et tantes
H sosa Frédéric 3 Barberousse de Souabe EMPEREUR d'OCCIDENT 1122-1190 mariés (1156)
F sosa Beatrice 1ère de BOURGOGNE COMTE 1145-1184
F sosa Beatrix de HOHENSTAUFEN 1156-
mariés 1
1 enfant , mariés 2
H sosa Henri 6 Le Cruel De Souabe EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1165-1197
mariés
2 enfants
H sosa Othon 1er de BOURGOGNE COMTE 1170-1200
mariés (1192)
2 enfants
H sosa Philippe 1er Sans Terre De Souabe EMPEREUR d'OCCIDENT 1177-1208
mariés
3 enfants


 
Grands parents maternels, oncles et tantes
H sosa Roger 2 Le Grand de Hauteville ROI de SICILE 1095-1154 mariés
F sosa Beatrix de RETHEL 1131-1185
F sosa Constance de Hauteville REINE DE SICILE IMPERATRICE 1154-1198
mariés
2 enfants

H sosa Roger 2 Le Grand de Hauteville ROI de SICILE 1095-1154 mariés (1117)
F sosa Elvire Nunez de Guzman de CASTILLE 1080-1151
H sosa Roger 3 de HAUTEVILLE †
mariés 1, non mariés 2
1 enfant
H sosa Guillaume 1er de Hauteville ROI DE SICILE †
mariés
2 enfants
F sosa Marguerite de HAUTEVILLE †
mariés
1 enfant


 
Notes
Notes individuelles
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_II_du_Saint-Empire
Naissance
Frédéric de Hohenstaufen1 (Frédéric II, en tant qu'empereur des Romains), né le 26 décembre 1194 à Jesi près d'Ancône et mort le 13 décembre 1250 à Fiorentino (près de San Severo), régna sur le Saint-Empire de 1220 à 1250. Il fut roi de Germanie, roi de Sicile et roi de Jérusalem.
Il connut des conflits permanents avec la papauté et se vit excommunié par deux fois. Le pape Grégoire IX l'appelait « l'Antéchrist ».
Il parlait au moins six langues : le latin, le grec, le sicilien, l'arabe, le normand et l'allemand2. Il accueillait des savants du monde entier à sa cour, portait un grand intérêt aux mathématiques et aux beaux-arts, se livrait à des expériences scientifiques (parfois sur des êtres vivants) et édifiait des châteaux dont il traçait parfois les plans. De par ses bonnes relations avec le monde musulman, il mena à bien la sixième croisade — la seule croisade pacifique — et fut le second à reconquérir les lieux saints de la chrétienté, après Godefroy de Bouillon.
Dernier empereur de la dynastie des Hohenstaufen, il devint une légende. De ses contemporains, il reçut les surnoms de Stupor Mundi (la « Stupeur du monde ») et de « prodigieux transformateur des choses »3, au point qu'on attendit son retour après sa mort. Dans la conscience collective, il devint « l'Empereur endormi » dans les profondeurs d'une caverne, celui qui ne pouvait avoir disparu, celui qui dormait d'un sommeil magique dans le cratère de l'Etna4. Son mythe personnel se confondit par la suite avec celui de son grand-père Frédéric Barberousse. Son charisme était tel qu'au lendemain de sa mort, son fils, le futur roi Manfred Ier de Sicile, écrivit à un autre de ses fils, le roi Conrad IV, une lettre qui commençait par ces mots : « Le soleil du monde s'est couché, qui brillait sur les peuples, le soleil du droit, l'asile de la paix5 ».
Il était le fils de l'empereur Henri VI et de Constance de Hauteville, elle-même fille de Roger II de Hauteville, premier roi normand de Sicile. Alors que sa mère avait 40 ans6, sa naissance eut lieu en public, sous une tente dressée sur la place principale de Jesi7. L'accouchement menaçait de tourner au drame lorsque l'on fit appel à deux médecins arabes qui sauvèrent la mère et l'enfant.
Frédéric-Roger fut élu roi des Romains en 1196, à la demande de son père, pour assurer la continuité dynastique des Hohenstaufen au trône impérial. Cependant, Henri VI mourut brutalement en 1197 et l'impératrice mourut en 1198 alors que Frédéric II n'était encore qu'un enfant de trois ans. Constance ne revendiqua pas les droits de l'enfant en Germanie, où les grands, soucieux d'éviter une minorité comme celle d'Henri IV, se tournèrent vers le frère du défunt : Philippe de Souabe fut élu en 1198 roi des Romains, en place de son neveu. Le pape lui suscita immédiatement un concurrent, le Welf Othon IV. Frédéric-Roger, lui, était seulement roi de Sicile, comprenant alors l'île et la majeure partie de l'Italie méridionale au sud des États pontificaux. Constance, en mourant, confia la tutelle de l'enfant et du royaume au pape Innocent III jusqu'à sa majorité. Frédéric passe sa jeunesse à Palerme et à quatorze ans, il épouse Constance d'Aragon, âgée de onze ans de plus que lui.
Othon IV fut couronné empereur romain germanique par Innocent III en 1209 mais quand Othon IV perdit la faveur du souverain pontife, ce dernier soutint à la Diète d'Empire de Nuremberg de 1211 l'élection de Frédéric comme roi de Germanie et excommunia Othon IV. Mais ce titre de roi de Germanie, qui était un préalable à la couronne impériale, ne signifiait rien tant qu'Othon IV demeurait empereur, jusqu'à sa défaite à la bataille de Bouvines en 1214.

Décès
Les premières années du règne de Frédéric II[modifier | modifier le code]
La prise de pouvoir de l'enfant d'Apulie[modifier | modifier le code]

L'empereur Frédéric II.
En 1211, une assemblée de princes et évêques du sud de l'Allemagne réunis à Nuremberg élut Frédéric roi. En 1212, il fit couronner son fils Henri roi de Sicile, le pape ne souhaitant pas l'union de la Sicile et l'Empire. Puis Frédéric partit avec une modeste suite, traversant Rome, l'Italie, les Alpes pour arriver à Constance, où il devança Othon IV de trois heures seulement. Il rallia ensuite les princes de la Souabe et de la Haute-Rhénanie, évitant les combats. Confirmé comme roi par une grande assemblée à Francfort le 5 décembre 1212, il fut couronné en la cathédrale de Mayence le 9 décembre par l'archevêque Siegfried II d'Eppstein, avec une copie des insignes, encore détenus par Othon IV. Battu à Bouvines, ce dernier y perdit son trésor, dont les insignes impériaux qui furent renvoyés à Frédéric par le roi Philippe II de France. Reconnu par tous les princes, Frédéric fut à nouveau sacré à Aix-la-Chapelle le 23 juillet 1215 par l'archevêque de Mayence. L'élection fut reconnue par Innocent III au quatrième concile du Latran8. Lors du couronnement d'Aix-la-Chapelle, Frédéric utilisa le manteau royal de Roger II de Sicile, qui devint alors le manteau de sacre des empereurs, l'un des insignes impériaux utilisé par la suite jusqu'au xviiie siècle par quarante-sept empereurs. Le manteau est aujourd'hui conservé à la Schatzkammer (chambre du trésor) de Vienne avec les autres insignes et le trésor des rois de Sicile.
Le pape Honorius III couronna finalement Frédéric II empereur à Rome en 1220. Cela devait être la fin de l'entente entre l'Empire et la papauté puisque Frédéric II n'avait pas l'intention de séparer ses deux héritages, la Sicile maternelle et la Germanie paternelle. Frédéric renouvela le serment d'allégeance envers la papauté, confirma le versement d'un tribut annuel de 1 000 pièces d'or par la Sicile, et promit de partir en croisade dans les lieux saints. Toutes ses promesses lui permirent d'asseoir son pouvoir solidement.
En Germanie, Frédéric II accorda à quatre-vingt-dix évêques et abbés royaux, une charte, la Confoederatio cum principibus ecclesiasticis de 1220, dans laquelle il confirma l'abandon des droits de dépouille ; il renonça aussi à influencer les élections, à exercer ses droits régaliens sur les territoires ecclésiastiques comme la construction de châteaux, les tonlieux, etc. Il donna aux princes laïcs le Statutum in favorem principum de 1232 qui en faisait les maîtres de la justice dans leurs domaines9.
Son règne fut très largement occupé par les affaires italiennes et les conflits avec la Ligue lombarde puis la papauté. Il séjourna en Germanie de 1212 à 1220, en laissant ensuite le gouvernement à son fils Henri VII, enfant de six ans élu roi des Romains. Il y revint pour faire face en mai 1235 à la rébellion d'Henri qu'il emprisonna10, et continua par la suite de gouverner à travers ses représentants. Héritier du royaume normand de Sicile qu'il tenait de sa mère, Frédéric II le réorganisa en un État centralisé de caractère moderne doté d'un droit rénové (Constitution de Melfi). Il s'en servit comme appui pour tenter de soumettre le royaume d'Italie.
La croisade[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Sixième croisade.

L'empereur Frédéric et le sultan Muhammad al-Kamil.
Lors de son couronnement à Aix-la-Chapelle le 25 juillet 1215, Frédéric avait promis au pape de partir en croisade. Son vœu reprenait en fait celui de son grand-père et de son père. Mais son échec devant la résistance des communes lombardes en 1225-1226 retarda son départ. Or, la papauté espérait desserrer l'étau que faisait peser l'empereur du Saint-Empire sur ses États pontificaux en éloignant l'ambitieux souverain6. Frédéric fut donc excommunié par Grégoire IX le 28 septembre 1227 pour ne pas avoir honoré sa promesse de lancer la sixième croisade, les négociations avec le sultan, puis la mort du landgrave de Thuringe et enfin une maladie l'ayant obligé à la différer. Il partit l'année suivante alors que son excommunication n'était pas levée. Sa brève croisade se termina en négociations et par un simulacre de bataille avec le sultan Malik al-Kamel (« le Parfait »), avec qui des liens d'amitié s'étaient tissés, et par un accord, le traité de Jaffa. Il récupéra sans combattre la ville de Jérusalem et se couronna lui-même roi de Jérusalem le 18 mars 1229. Il s’embarque pour l’Italie le 1er mai, laissant les États latins d'Orient sans roi résident, en proie à la guerre civile entre ses partisans et ses opposants11.
L'affirmation du pouvoir impérial[modifier | modifier le code]
En 1231, il promulgua les Constitutions de Melfi ou Liber Augustalis12, un recueil des lois de son royaume qui devait unifier les lois complexes de l'Empire, soumis aux droits régaliens multiples que possédaient les princes et autres souverains du Saint-Empire. Ce recueil n'avait pour autre but, sous couvert d'une uniformisation des systèmes politico-judiciaires, que d'empêcher la mainmise des petits seigneurs sur les villes et leurs corps de métiers. Le Liber Augustalis, s'ouvre sur l'énumération des titres de Frédéric. Il est Imperator Fridericus secundus, Romanorum Caesar semper Augustus, Italicus Siculus Hierosolymitanus Arelatensis, Felix victor ac triumphator. À travers la présence des titulatures romaines, on peut voir la volonté d'affirmer le pouvoir impérial. Frédéric fit frapper des monnaies d'or, les « augustales ». Sur l'une des faces, entourée de l'inscription IMP. ROM. CAESAR AUG, il était représenté, à l'instar des empereurs romains, vêtu du manteau impérial avec une couronne de laurier sur la tête. Sur l'autre face, figurait l'aigle impériale avec l'inscription Fridericus6. Frédéric II, comme les empereurs romains, affirmait sa domination sur le monde mais il n'avait pas les moyens de sa prétention. Il se heurtait aussi au pape, qui depuis le xie siècle voulait imposer à l'Occident son dominium mundi.
La lutte avec la papauté[modifier | modifier le code]

Hermann von Salza, grand maître des Chevaliers teutoniques.
Le conflit entre Frédéric et le pape Grégoire IX, puis Innocent IV, reprit. Les cités italiennes de Lombardie qui prirent parti pour Frédéric constituaient le groupe dit des gibelins et les cités plus nombreuses qui s'opposèrent au pouvoir impérial et s'allièrent au pape était les guelfes (parfois, l'opposition entre les factions des guelfes et gibelins traversait la même ville selon les alliances politiques). Il triompha des villes lombardes le 27 novembre 1237 à Cortenuova. Sûr de sa force, il offensa alors le pape, à qui il réclamait une partie des villes lombardes en récompense de sa victoire, et écrivit aux Romains pour leur rappeler leur grandeur passée du temps de l'Empire romain.
Dès les années 1237-1238, il suit de près les affaires en Provence en nommant un vice-roi en Arles, puis en 1240 en demandant au comte Raymond VII de Toulouse d'intervenir militairement13 contre le comte Raimond Bérenger IV de Provence et Jean Baussan, archevêque d'Arles.

Bulle de l'empereur Frédéric II donnant à Raymond VII, comte de Toulouse, le Comtat Venaissin et diverses autres terres, 8 septembre 1234. Archives nationales AE/I/1 n°1
En 1244, Innocent IV fuit Rome et annonce la déposition de l'empereur au premier concile de Lyon, accordant même à ceux qui partiraient en guerre contre lui le statut de croisés. Le pape montrait ainsi qu'il était le maître du pouvoir temporel aussi bien que spirituel puisqu'il pouvait priver un souverain de son pouvoir politique14. Les évêques électeurs proclamèrent alors en 1246 empereur le landgrave de Thuringe Henri le Raspon, qui vainquit Conrad IV à la bataille de la Nidda (5 août 1246) mais mourut en 1247. L'anti-roi suivant fut le comte Guillaume II de Hollande, élu roi des Romains le 3 octobre 1247, qui prit Aix-la-Chapelle et y fut couronné le 1er novembre 1248, mais sans s'imposer en Germanie. La guerre civile continua, indécise en Germanie comme en Italie. Frédéric II mourut en 1250 avant d'en avoir vu la conclusion. Il repose dans la cathédrale de Palerme auprès de ses aïeux normands de Sicile et de sa première épouse, Constance d'Aragon6. Son tombeau a été ouvert en 1781 et en 1998 : il contient la dépouille de l'empereur, d'un homme identifié comme Pierre III d'Aragon et d'une femme inconnue. Les analyses ADN envisagées en 1998 furent un échec.

Ordre de Frédéric II, empereur d’Allemagne, à ses officiers du royaume de Sicile de fournir à Louis IX, pendant tout le temps qu’il sera en Terre sainte, les armes, chevaux et vivres qui lui seront nécessaires, donné à Lucera en novembre 1246. Archives nationales AE/I/1/4
La fauconnerie[modifier | modifier le code]

Aigle, camée en sardonyx, cour de Frédéric II, vers 1240, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Frédéric II est l'auteur d'un manuel de fauconnerie, De arte venandi cum avibus (De l'art de chasser au moyen des oiseaux) dont la préface contenait un éloge de l'expérience contre les théories de l'école. L'ouvrage débordait largement la simple fauconnerie et contenait aussi une partie sur l'anatomie des oiseaux. Ainsi les différentes positions des ailes durant le vol y étaient-elles remarquablement décrites. Les illustrations situées dans les marges étaient d'une grande qualité pour l'époque. Ce livre, du fait des opinions de Frédéric II, fut mis à l'index par l'Église et ne reparut qu'à la fin du xvie siècle. Les ornithologues n'en découvriront l'intérêt qu'au xviiie siècle. Selon l'historien allemand Ernst Kantorowicz, sa passion pour les faucons, nourrissait sa conviction de pouvoir atteindre n'importe quelle cible, un sentiment de toute-puissance que ces prédateurs avaient le don de faire naître en lui.
Une large ouverture d'esprit[modifier | modifier le code]
L'empereur polyglotte fit preuve tout au long de son règne d'une large ouverture d'esprit15 et d'un avant-gardisme indiscutable, tout en n'oubliant pas son pouvoir. Ainsi il affronta le soulèvement des communautés musulmanes de Sicile en 1224, et les envoya ensuite à Lucera dans les Pouilles. La ville leur fut dédiée, rassemblant près de 20 000 habitants.
Au cours des croisades, il sut s'intéresser à la culture arabe. Il tenta notamment de concilier les deux partis (croisés et jihad) afin d'instaurer une paix durable et une cohabitation pacifique. Au prix de nombreux efforts, il faillit atteindre cet objectif mais une crise interne à l'empire le rappela en Europe, ne lui laissant pas le temps d'achever son travail, et il dut se contenter d'une trêve. Il eut des échanges diplomatiques intenses avec le sultan d'Égypte Al-Khamil avec qui il signa un traité, et fut ami de son envoyé l'émir Fakhreddin.
Ensuite, en 1241, Frédéric II promulgua un édit autorisant la dissection de cadavres humains16, s'opposant ainsi à l'Église, qui, privilégiant l'intégrité corporelle de l'être humain, s'empressera d'annuler l'édit à sa mort. Auparavant, dès le xie siècle, à la célèbre école de Salerne par exemple, l'anatomie était enseignée d'après celle du porc, ou d'après les schémas établis par Galien au iie siècle. En effet, depuis le iiie siècle av. J.-C., époque où les médecins et anatomistes grecs Érasistrate et Hérophile avaient connu leur heure de gloire, aucun professeur de médecine en Occident n'avait disséqué de cadavre humain, car la religion interdisait la mutilation des corps. La levée de cet interdit par l'édit permit à l'italien Mondino à Bologne de perfectionner certaines notions de l'anatomie humaine.
Selon les « Cronaca » du moine sicilien Salimbene, Frédéric fit aussi l'expérience de faire élever deux enfants en dehors de tout contact humain afin de comprendre d'où venait le langage : leurs serviteurs n'avaient pas le droit de leur parler. Il le fit dans le but de savoir si les petits parleraient latin s'ils n'avaient aucune influence extérieure. Les deux enfants moururent17.
Frédéric était féru de poésie, de mathématiques et de sciences naturelles. Il put rencontrer à Pise Leonardo Fibonacci, avec qui il rechercha des solutions à divers problèmes6. Il écrivit à des savants et philosophes musulmans et appela à la cour ceux qui lui paraissaient devoir être utiles. Il attira aussi en Sicile un astronome d'origine écossaise, Michael Scot, qui l'attira vers l'astrologie. Après 1230, il ne pouvait plus prendre une décision sans consulter ses astrologues. Il s'occupa aussi de questions métaphysiques. Il n'hésita pas à poser des questions épineuses à un théologien musulman, Ibn Sabin, sur l'éternité de l'univers, les attributs fondamentaux de l'Être, l'immortalité de l'âme. Cette correspondance ne pouvait qu'accentuer la méfiance du pape envers lui6.
Bilan[modifier | modifier le code]
Frédéric avait été éduqué par un juge musulman à Palerme. Il était un mécène des sciences et il gérait son État d'une manière radicalement nouvelle.
Il indigna son époque en s'habillant parfois à l'orientale. Ses démêlés avec la papauté qui limitait son pouvoir lui firent écrire qu'il enviait que les califes fussent à la fois dirigeants spirituels et terrestres. Il entretenait une grande cour, constituée entre autres de nombreuses jeunes filles (esclaves astreintes à des travaux de couture, servantes, danseuses), si bien que ses adversaires (le pape principalement) lui reprochaient d'entretenir un harem18. Cette réputation est cependant fondée sur des mœurs discutables, Eraclès, des sources premières, notamment validées par René Grousset, rapportent l'abus dont fut victime sa première épouse puis le viol de la propre cousine de cette dernière par Frédéric II.

Gravure de 1781 représentant le corps momifié de Frédéric II dans la cathédrale de Palerme.
Il mit en place un système centralisé d'administration en Sicile et tenta de le généraliser (avec moins de succès) en Germanie, où il dut octroyer de plus en plus d'indépendance aux princes locaux au fur et à mesure que son conflit en Lombardie se détériorait.

Le tombeau de Frédéric II dans la cathédrale de Palerme, parmi les Hauteville.
Les descendants de Frédéric, son fils légitime Conrad IV, le fils de ce dernier Conradin et son fils illégitime Manfred n'accédèrent pas à l'Empire. Le royaume de Sicile leur fut également enlevé par le pape, qui y installa Charles d'Anjou. Ce fut la fin de la Maison des Hohenstaufen de Souabe, qui laissa place aux Habsbourg et à l'essor des cités italiennes.
Toutefois la lignée se perpétua indirectement en Sicile, à travers les petits-fils de Manfred, enfants de sa fille Constance et de Pierre III d'Aragon, à savoir Jacques Ier de Sicile, puis son frère Frédéric II de Sicile et enfin les descendants de celui-ci, Pierre II, fils du précédent, Louis Ier, fils du précédent, Frédéric III, frère du précédent, Marie Ire, fille du précédent (Maison d'Aragon en Sicile).

Notes concernant l'union
Union avec Bianca LANCIA
Enfants de Bianca Lancia (1210-1246), qui pourrait avoir épousé l'empereur en secret :

Constance de Hohenstaufen (1230-1307), qui épousa Jean III Doukas Vatatzès, empereur de Byzance
Manfred Ier de Sicile (1232-1266), roi de Sicile, tué à la bataille de Bénévent
Yolande (Violante) de Souabe (1233-1264), qui épousa Riccardo Sanseverino, comte de Caserte

Enfant illégitime d'une comtesse sicilienne20 :

Frédéric de Pettorano (né en 1212), qui s'enfuit en Espagne avec sa femme et ses enfants en 1238/1240.

Enfants illégitimes d'Adélaïde (Adelheid) d'Urslingen (v. 1195 - v. 1234)21 :

Enzio (Henri), roi de Sardaigne (1215-1272)
Catarina di Merano22 (1216/1218 - 1272), mariée une première fois avec un inconnu puis avec Giacomo del Carreto (Jacopo Caretto), marquis de Noli et de Finale, margrave de Savone

Enfant illégitime de Mathilde ou Marie d'Antioche (1200-1225), elle-même peut-être fille illégitime de Bohémond III d'Antioche :

Frédéric, prince d'Antioche et podestat de Florence (1221-1256), tué à la bataille de Foggia

Enfant illégitime de Manna, nièce de l'archevêque Berardo de Messine :

Richard, comte de Chieti (1225 - 26 mai 1249), tué à la bataille de Fossalta

Enfant illégitime de Richina (Ruthina) de Beilstein-Wolfsölden (v. 1205-1236)23 :

Marguerite de Souabe (1230-1298), mariée à Thomas d'Aquin, comte d'Acerra

Autres enfants illégitimes :

Gerhard (mort après 1255)
Selvaggia (1223-1244), épousa Ezzelino III da Romano, podestat de Vérone
Blanchefleur (1226-1279), dominicaine à Montargis, France

Notes concernant l'union
Union avec Constance d'ARAGON
Première épouse : Constance d'Aragon (1179 - 23 juin 1222), fille du roi Alphonse II d'Aragon et veuve du roi Aymeric de Hongrie. Mariage le 15 août 1209 à Messine.
Henri II, ou Henri VII de Germanie (1211- 12 février 1242), duc de Souabe

Notes concernant l'union
Union avec Isabelle 2 de Jerusalem REINE DE JERUSALEM
Deuxième épouse : Isabelle II de Jérusalem (Yolande de Brienne), reine de Jérusalem (1212 - 25 avril 1228). Mariage le 9 novembre 1225 à Brindisi.

Marguerite (novembre 1226 - août 1227)
Conrad IV, roi des Romains et de Jérusalem (25 avril 1228 - 21 mai 1254)
En août 1225, une escadre impériale de quatorze navires arrivent à Saint-Jean-d'Acre amenant l'évêque Jacques de Patti, qui célèbre immédiatement le mariage par procuration d'Isabelle et Frédéric, et le couronnement de la nouvelle impératrice. Puis l'escadre repart, emmenant Isabelle, son père et plusieurs membres de la famille en direction de Brindisi, en Italie, où le mariage est célébré le 9 novembre 1225. Le lendemain, Frédéric II exige de Jean de Brienne qui lui cède la royaume de Jérusalem, malgré les promesses qui stipulaient que Jean de Brienne resterait roi jusqu'à sa mort. Frédéric consomme immédiatement le mariage, malgré le jeune âge (14 ans) d'Isabelle, puis la trompe en violant une de ses cousines venue assister au mariage4.
Mort de la reine Isabelle
Guillaume de Tyr, Historia et continuation, Acre, XIIIe siècle (BNF, Mss.fr.2628)

La jeune impératrice n'est probablement pas heureuse. Frédéric II s'est constitué un harem à la mode orientale, et c'est dans cette ambiance que sa jeune femme passe les trois dernières années de sa vie. Dans le même temps, l'époux volage est le géniteur de trois enfants naturels, Constance de Hohenstaufen, Manfred et Violante. Selon certaines sources, il aurait régularisé leur situation en épousant leur mère, Bianca Lancia, quelques années plus tard.

Isabelle meurt le 25 avril ou le 5 mai 1228, après avoir donné un fils à son époux, le futur Conrad IV (1228 † 1254). C'est seulement après sa mort que Frédéric II, excommunié depuis le 28 septembre 12275, se rend en Terre sainte, et s'empare de Jérusalem, non par les combats mais par les négociations, au grand scandale de la chrétienté.

Notes concernant l'union
Union avec Isabelle d'ANGLETERRE
Worms, Rhénanie Palatinat, Allemagne
Troisième épouse : Isabelle d'Angleterre (1217 - 1er décembre 1241), fille du roi Jean d'Angleterre. Mariage le 15 juillet 1235 à Worms.

Jordanus19 (1236-1236)
Agnès (1237-1237)
Marguerite de Sicile (en) (1237-1270), mariée à Albert, comte palatin de Saxe, margrave de Misnie
Charles-Othon (Henri) (18 janvier 1238 – mai 1254)

 
Sources
Personne, naissance, union 1, union 2, union 3, décès: wikipedia
Union 5: jmpuygrenier69 geneanet
 
Aperçu de l'arbre
Arbre d'ascendance Arbre de descendance Arbres imprimables
sosa Frédéric 2 Le Borgne de SOUABE †1147 sosa Judith de BAVIERE †1132 sosa Renaud 3 de BOURGOGNE COMTE ca 1093-1148 sosa Agathe de LORRAINE 1115-1147 sosa Roger 1er de Hauteville ROI DE SICILE 1031-1101 sosa Adélaide de MONTFERRAT ca 1075-1118 sosa Ithier Le Dévot de RETHEL †1171 sosa Beatrice de NAMUR 1115-1160
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sosa Frédéric 3 Barberousse de Souabe EMPEREUR d'OCCIDENT 1122-1190 sosa Beatrice 1ère de BOURGOGNE COMTE 1145-1184 sosa Roger 2 Le Grand de Hauteville ROI de SICILE 1095-1154 sosa Beatrix de RETHEL 1131-1185
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sosa Henri 6 Le Cruel De Souabe EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1165-1197 sosa Constance de Hauteville REINE DE SICILE IMPERATRICE 1154-1198
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sosa Frédéric Roger 2 L'Antéchrist de Hohenstaufen EMPEREUR ROMAIN GERMANIQUE 1194-1250

vendredi 16 décembre 2022

Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN

 H  Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTINImprimer son arbreSosa : 2 582 378
Né le 25 mars 1297
Décédé le 15 juin 1341, à l'âge de 44 ans
Parenté : 0,02 %
 
Parents
sosa Michel 9 PALEOLOGUE, né le 17 avril 1277, décédé le 12 octobre 1320 à l'âge de 43 ans, Co-empereur de Constantinople, parenté : 0,4 %
Marié le 16 janvier 1296 avec
sosa Rita d'ARMÉNIE, née en 1278, décédée en 1333 à l'âge de 55 ans, Co-impératrice de Constantinople, parenté : 5,17 %
 
Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants
Marié en 1318 avec Adelaide Irène WELF, née vers 1293, décédée en 1324 à l'âge d'environ 31 ans, parenté : 0,88 % (Parents : H Heinrich 1er WELF † &  F Agnès de MEISSEN †)
Marié en 1326 avec sosa Jeanne (Anne) De Savoie REGENTE de BYZANCE, née en 1306, décédée vers 1360 à l'âge d'environ 54 ans, Impératrice byzantine consort, seconde épouse de l’empereur Andronic III Paléologue (1297-1341). Famille[modifier | modifier le code], parenté : 0,32 % (Parents : H sosa Amédée 5 Le Grand de SAVOIE 1249-1323 &  F sosa Marie de BRABANT 1280-1338) dont
H Jean 5 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1332-1391  Marié avec Hélène CANTACUZENE 1333-1396 dont
H Manuel 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE †1425 Marié avec Irène DRAGAS †1450 dont :
H Konstantinos 11 Dragases Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1405-1453
F sosa Maria PALEOLOGUE †  Mariée avec sosa Francesco 1er GATTILUSIO † dont
H sosa Jacques GATTILUSIO † Marié avec sosa Valentina DORIA † dont :
F sosa Caterina GATTILUSIO †
H Palamède GATTILUSIO †
 
Fratrie
F sosa Anna PALEOLOGUE † Mariée avec sosa Thomas ANGELOS 1280-1310
 Anna PALEOLOGUE † Mariée vers 1328 avec Ioannes 2 Dukas Comnène Angelos ORSINI †1355
H sosa Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN 1297-1341 Marié en 1318 avec Adelaide Irène WELF ca 1293-1324
 Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN 1297-1341 Marié en 1326 avec sosa Jeanne (Anne) De Savoie REGENTE de BYZANCE 1306-ca 1360
 
Grands parents paternels, oncles et tantes
H sosa Andronic 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1259-1332 mariés (1272)
F sosa Anne de HONGRIE 1260-1281
H sosa Michel 9 PALEOLOGUE 1277-1320
mariés (1296)
2 enfants
H sosa Theodore de MONTFERRAT †1338
mariés (1308)
2 enfants
H Demetrios PALEOLOGUE †
mariés
1 enfant

H sosa Andronic 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1259-1332 mariés (1284)
F Violante de MONTFERRAT 1274-1317
F Simone PALEOLOGUE †
mariés


F sosa Anne de HONGRIE 1260-1281
mariés H Rostislas de GALICIE †
F Cunégone de GALICIE †
mariés
2 enfants

 
Grands parents maternels, oncles et tantes
H sosa Léon 3 de Barbaron ROI de PETITE ARMENIE 1236-1289 mariés (1262)
F sosa Kyranna de LAMPRON 1245-1285
F sosa Rita d'ARMÉNIE 1278-1333
mariés (1296)
2 enfants


 
Notes
Naissance
Andronic III Paléologue (grec : Ανδρόνικος Γ' Παλαιολόγος), dit le Jeune, empereur byzantin de 1328 à 1341, né le 25 mars 1297, mort le 15 juin 1341, fils de Michel IX Paléologue, empereur associé, et de Rita d'Arménie.
Les historiens le décrivent comme ayant plus de goût pour le combat que pour l'administration, aimant à mener ses hommes au combat et aimant particulièrement la chasse et les joutes équestres, divertissement importé à Constantinople par l'entourage de Jeanne de Savoie.
Fratrie
Andronic III Paléologue (1296 † 1341) ;
Manuel Paléologue, tué par des soldats de son frère en 1319 ;
Anne († 1320), mariée en 1313 avec Thomas Ange, despote d'Epire († 1318), puis en 1318 avec Nicolas Orsini, comte de Céphalonie ;
Théodora, mariée en 1320 avec Théodore Svetoslav tsar de Bulgarie († 1322), puis en 1324 avec Michel IV Chichman Ier († 1330), tsar de Bulgarie.

Décès
Politique intérieure[modifier | modifier le code]
Soutenu par son cousin Jean Cantacuzène, il lutte longtemps contre son grand-père Andronic II, qu'il force à abdiquer en 1328. Devenu seul empereur, il tente de relever l'empire avec l'aide de Jean Cantacuzène, mais, occupé à défendre ses positions européennes contre les Bulgares et le roi Serbe Stefan Uroš III Dečanski, il ne peut s'opposer aux Turcs en Asie Mineure.
En 1329, Andronic III entreprend une vaste réforme de la hiérarchie judiciaire. Il nomme ainsi quatre juges suprêmes, deux laïcs et deux religieux, nommés « Juges Universels des Romains » auxquels est octroyés des pouvoirs étendus notamment pour assurer l'exécution des lois auprès des fonctionnaires corrompus.
Malheureusement, ces quatre juges sont eux-mêmes impliqués dans des affaires de corruption ; trois d'entre eux sont alors traduits en justice, en 1337 et exilés.
D'autres juges sont cependant nommés à leur place et l'institution demeure en place jusqu'à la fin de l'Empire byzantin, en 1453. Elle est ensuite étendue à toutes les provinces de l'Empire.
Sur le plan religieux, Andronic III esquisse une politique d'union religieuse mais il est desservi par le schisme hésychaste entre 1333 et 1339 : pour vaincre cette idéologie, il convoque un concile le 10 juin 1341, à Constantinople mais celui-ci s'achève par la victoire des hésychastes.
Politique extérieure[modifier | modifier le code]
Le règne d'Andronic III est marqué par la lutte contre les Serbes, les Bulgares et les Turcs.
Reconquête des territoires européens[modifier | modifier le code]
En 1328, les Bulgares envahissent la Thrace et marchent jusqu'à Andrinople mais le tsar Michel Sisman de Bulgarie, devant une armée byzantine réorganisée, préfère négocier et signer, en 1330, un traité de paix, à la suite duquel les Bulgares s'abstinrent de toute incursion militaire pendant le règne d'Andronic III.
En 1329, éclate à Chios une insurrection contre Martin Zaccaria dirigée par Léon Kalothétos. Celui-ci parvient à prendre le gouvernement de l'île et Andronic lui envoie une flotte de secours. Zaccaria est arrêté, amené en captivité à Constantinople tandis que Kalothétos se voit confier le gouvernement de l'île, devenue domaine impérial.
En 1332-1333, Andronic III prend le contrôle de la Thessalie, à la suite du décès du sébastocrator Étienne Gabrielopoulos1.
En 1333, il est confronté à la rébellion de Syrgiannès, un de ses anciens soutiens qu'il avait nommé gouverneur de Thessalonique et dont la loyauté lui paraissait douteuse. Celui-ci se rallie à Etienne Dusan, roi de Serbie, qui envahit alors la Macédoine byzantine en s'appuyant sur Syrgiannes. Ce dernier est cependant assassiné par un officier d'Andronic III, Sphrantzès Paléologue, ce qui permet à l'empereur byzantin d'obtenir du roi serbe la signature d'un traité, en août 1334, par lequel l'Empire byzantin reconnaissait la majorité des gains faits par les Serbes mais récupérait Kastoria2.
En 1337-1338, il annexe le despotat d'Épire, alors sous la régence de sa parente Anne Paléologue. Refusant tout compromis, l'Empereur exige une reddition complète et le rattachement de l'Épire à l'Empire tandis qu'Anne et ses enfants sont conduits à Thesssalonique. Le jeune Nicéphore III Orsini, héritier du despotat, parvient cependant à s'enfuir et à se réfugier à Tarente, auprès de Catherine de Valois, impératrice latine en titre. Dès 1339, il débarque à Thomokastron (près de Parga) où il tente de soulever la population contre l'Empereur. En 1340, Andronic III et Nicéphore III concluent un accord, par lequel ce dernier obtient le titre de panhypersebastos ainsi que la main de Marie, la fille de Jean Cantacuzène3.
La ligue antiturque (1327)[modifier | modifier le code]

Denier tournois d'Andronic III Paléologue, 1328.
Sa politique d'expansion en Méditerranée est cependant contrée par les Latins (Chevaliers de Rhodes, rois de Chypre, Vénitiens, Génois) qui disposent d'intérêts à défendre en mer Égée.
Si, en 1327, les Vénitiens envisagent la création d'une ligue des États chrétiens devant inclure l'Empereur byzantin, c'est le pape Jean XXII qui prend sur lui de l'organiser et qui décide d'en exclure les Byzantins. Constituée à Avignon en 1334, la ligue antiturque admet toutefois le principe d'une participation byzantine mais demeure dirigée par les Latins. La participation des Byzantins à la ligue est subordonnée, par Jean XXII et ses successeurs, à l'abandon de l'orthodoxie par l'Empereur, ce qu'Andronic III refuse, ne voulant pas persécuter ses sujets comme l'avait jadis fait Michel VIII Paléologue.
En 1333, Domenico Cattaneo, seigneur génois de Phocée, attaque Lesbos. En représailles, Andronic III monte une expédition avec l'aide des émirs Saruhan et Umur qui lui permet de reprendre Lesbos en 1336 puis Phocée en 1340.
Les divisions internes entre Latins et Byzantins rendent cette ligue peu active, permettant aux Turcs de reprendre leurs opérations de piratage.
Perte des territoires asiatiques[modifier | modifier le code]
Andronic III est moins heureux dans sa lutte contre les Ottomans : ceux-ci, après avoir conquis Brousse en 1326 et en avoir fait leur capitale, mobilisent en mai 1329 une armée de 8 000 hommes le long du Bosphore. Andronic III et Jean Cantacuzène parviennent à armer 2 000 mercenaires, qui sont défaits le 11 juin 1329 à la bataille de Pélékanon. Andronic doit se résoudre à proposer à Orhan la signature, en 1333, d'un traité aux termes duquel il doit verser au sultan un tribut annuel de 12 000 hyperpères pour pouvoir conserver les dernières terres byzantines de Bithynie.
Bayalun, fille illégitime d'Andronic comme rapporté par Mihail-Dimitri Sturdza4, se serait convertie à l'islam et aurait été une des femmes d'Özbeg Khan, de la Horde d'or. Ibn Battûta relate sa rencontre avec elle dans son livre Rihla.

 
Notes concernant l'union
Union avec Adelaide Irène WELF
Andronic III épouse :
en 1318, Adélaide de Brunswick (morte en 1324), fille d'Henri Ier, duc de Brunswick-Grubenhagen, et d'Agnès de Misnie, qui lui donne un fils, né et mort en 1321 ;

 
Notes concernant l'union
Union avec Jeanne (Anne) De Savoie REGENTE de BYZANCE
en 1326, Jeanne de Savoie (1306 - 1360), fille d'Amédée V, comte de Savoie, et de Marie de Brabant, qui lui donne cinq enfants :
Marie, (rebaptisée Irène) (1327 - après 1356), mariée à Adrianople en 1336 avec Michel Asên, tsar de Bulgarie (mort en 1354) ;
Jean V (1332 - 1391) ;
Michel (1337 - 1370) ;
Théodore, mort après 1405, gouverneur de Lemnos ;
Irène, (rebaptisée Marie), mariée en 1355 avec François Gattilusio, Archonte de Lesbos (mort en 1384).

 
Sources
Naissance, union 1, union 2, décès: wikipedia
 
Aperçu de l'arbre
Arbre d'ascendance Arbre de descendance Arbres imprimables
sosa Michel 8 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1224-1282 sosa Theodora VATATZES 1240-1303 sosa Etienne 5 Le Kuman Arpad ROI de HONGRIE 1246-1272 sosa Elisabeth de KUMANIE †1292 sosa Hethum 1er De Barbaron ROI de PETITE ARMENIE 1215-1270 sosa Zabel D'Arménie REINE DE PETITE ARMENIE 1212-1252 sosa Hethum 4 de LAMPRON 1220-1250 sosa Echive de POITIERS ANTIOCHE 1216-1262
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sosa Andronic 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1259-1332 sosa Anne de HONGRIE 1260-1281 sosa Léon 3 de Barbaron ROI de PETITE ARMENIE 1236-1289 sosa Kyranna de LAMPRON 1245-1285
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sosa Michel 9 PALEOLOGUE 1277-1320 sosa Rita d'ARMÉNIE 1278-1333
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sosa Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN 1297-1341

mercredi 16 février 2022

Andronic 2 Paléologue EMPEREUR DE CONSTANTINOPLE

 H  Andronic 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLEImprimer son arbreSosa : 4 417 956
 Sosa


Né le 25 mars 1259
Décédé le 13 février 1332 - Mont Athos, , , , Grèce, à l'âge de 72 ans
Empereur byzantin du 11 décembre 1282 au 23 mai 1328
 
Parents
sosa Michel 8 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE, né en 1224, décédé en 1282 à l'âge de 58 ans
Marié avec
sosa Theodora VATATZES, née en 1240, décédée en 1303 à l'âge de 63 ans
 
Union(s), enfant(s), petits-enfants et arrière-petits-enfants
Marié en 1272 avec sosa Anne de HONGRIE, née en 1260, décédée en 1281 à l'âge de 21 ans, parenté : 0,21 % (Parents : H sosa Etienne 5 Le Kuman Arpad ROI de HONGRIE 1246-1272 &  F sosa Elisabeth de KUMANIE †1292) dont
H sosa Michel 9 PALEOLOGUE 1277-1320  Marié le 16 janvier 1296 avec sosa Rita d'ARMÉNIE 1278-1333 dont
F sosa Anna PALEOLOGUE † Mariée avec sosa Thomas ANGELOS 1280-1310 dont :
F sosa Maria ANGELA †1304

 Anna PALEOLOGUE †  Mariée vers 1328 avec Ioannes 2 Dukas Comnène Angelos ORSINI †1355
H Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN 1297-1341 Marié en 1318 avec Adelaide Irène WELF ca 1293-1324
 Andronic 3 Le Jeune Paléologue EMPEREUR BYZANTIN 1297-1341  Marié en 1326 avec Jeanne (Anne) De Savoie REGENTE de BYZANCE 1306-ca 1360 dont :
H Jean 5 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1332-1391
F Maria PALEOLOGUE †
H sosa Theodore de MONTFERRAT ca 1290-1338  Marié en 1308 avec sosa Argentina SPINOLA † dont
H Jean 2 Paléologue de MONTFERRAT †1372 Marié avec Esclarmonde de MAJORQUE 1337-1406 dont :
H Théodore 2 de MONTFERRAT †
F sosa Yolande de MONTFERRAT 1318-1342 Mariée avec sosa Aymon Le Pacifique de SAVOIE 1291-1343 dont :
H sosa Humbert de SAVOIE, chevalier †1378
F Marie de SAVOIE †
H Amédée 6 Le Comte Verd de SAVOIE 1334-1383
F Marie Blanche de SAVOIE 1336-1387
H Demetrios PALEOLOGUE †  Marié avec ? ? dont
F Irène PALEOLOGUE † Mariée avec Mathieu Cantacuzène EMPEREUR DE BYZANCE † dont :
H Demetrios CANTACUZENE †
Marié en 1284 avec Violante de MONTFERRAT, née en 1274, décédée en 1317 à l'âge de 43 ans, parenté : 0,8 % (Parents : H Guillaume 7 de MONTFERRAT † &  F Beatriz de CASTILLE †) dont
F Simone PALEOLOGUE †  Mariée avec sosa Stepan Uros 1er Nemanja ROI DE SERBIE †1136
 
Grands parents paternels, oncles et tantes
H sosa Andronic PALEOLOGUE †1247 mariés
F sosa Theodora PALEOLOGUE 1200-
H sosa Michel 8 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1224-1282
mariés
1 enfant


 
Grands parents maternels, oncles et tantes
H sosa Jean Ducas VATATZES 1215- mariés
F sosa Eudoxie ANGE 1222-1261
F sosa Theodora VATATZES 1240-1303
mariés
1 enfant


 
Notes
Notes individuelles
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andronic_II_Pal%C3%A9ologue
Naissance
Andronic II Paléologue (grec : Ανδρόνικος Β' Παλαιολόγος), né le 25 mars 1259, mort au mont Athos le 13 février 1332, est empereur byzantin du 11 décembre 1282 au 23 mai 1328. Il est le fils de Michel VIII Paléologue et de Théodora Vatatzès.
Il hérite d'un empire restauré à la suite de la reprise de Constantinople par son père face aux croisés en 1261. Toutefois, malgré cet important succès, Michel VIII n'a pas eu les moyens de rétablir l'empire dans ses anciennes frontières et Andronic devient empereur d'un État épuisé par la politique extérieure de son père. En effet, Byzance doit faire face à de nombreuses menaces sur ses différentes frontières et Andronic est en présence de nombreux défis, à la fois internes et externes. Souvent dénigré, car son règne marque le début d'un déclin inéluctable, Andronic n'a pas les moyens de surmonter tous les défis qui se présentent à lui. Les finances de l'État sont à sec et ses forces armées sont considérablement diminuées, tandis que l'économie de l'empire est asphyxiée par les guerres entre Venise et Gênes auxquelles il est souvent mêlé. Enfin, les diverses querelles religieuses qui émaillent le règne d'Andronic fragilisent encore plus l'Empire byzantin déclinant. Malgré tout, Andronic a contribué à réaliser une entreprise de renaissance culturelle, ainsi que des réformes financières et judiciaires durables.
Au cours de son règne, Andronic II prend le contrepied de la politique de son père. Il met en place une réforme financière drastique qui réduit les effectifs de l'armée, s'oppose à la politique d'union religieuse avec Rome et tente de freiner l'avance turque en Asie Mineure.
Jeunesse et personnalité[modifier | modifier le code]

L’Empire byzantin sous Michel VIII en 1265.
Andronic II est associé au trône dès 1272 par Michel VIII, ce dernier voulant légitimer la dynastie des Paléologue, encore récente. En 1278, il est envoyé à la tête d'une armée en Asie Mineure pour combattre la progression turque dans la région du Méandre. Dans les faits, c'est le Grand Domestique Michel Tarchaniotès qui dirige l'armée. Celle-ci réussit à chasser les Turcs de la région et Andronic II décide de rebâtir la ville de Tralles, qu'il renomme « Andronicopolis »1. Il demande à Michel Tarchaniotès d'y amener 36 000 habitants et de bâtir des murailles, mais l'approvisionnement de la ville est oublié2. Cela entraîne la chute d'Andronicopolis vers 1280, après le départ d'Andronic. Cette défaite conduit à la fin de la domination de l'Empire byzantin au sud-ouest de l'Asie Mineure3.
Sans être un empereur incompétent, Andronic ne dispose pas des mêmes qualités de chef d'État que son père et cela explique l'état de désagrégation avancée dans lequel se trouve l'empire à la fin de son règne. À l'image de nombre de ses prédécesseurs, Andronic est d'un tempérament très religieux et il s'implique beaucoup dans les querelles théologiques. Il apparaît aussi rempli d'incertitudes et cela favorise l'emprise importante que possède son entourage. Ainsi, Andronic se laisse facilement influencer par ses ministres tels que Théodore Mouzalon ou Théodore Métochitès4. Conscient de l'état des forces de l'empire, il peine à y remédier par des réformes efficaces, quand il n'accroît pas son déclin.
Fratrie
Manuel (1255 † 1259)
Andronic II Paléologue (1259 † 1332)
Constantin (1261 † 1306) (père du despote Jean Paléologue et arrière-grand-père d’Étienne Uroš IV Dušan)
Theodoros († ap.1270)
Irène, mariée en 1278 avec Jean Asen III, tsar des Bulgares († 1302)
Anne (1260 † 1300), mariée en 1278 avec Demetrios Ange
Eudoxie Paléologue († 1302), mariée à Jean II de Trébizonde († 1297)
Théodora, mariée en 1254 avec David VI, roi de Géorgie († 1293)
Décès
Un contexte troublé[modifier | modifier le code]

Miniature de Michel VIII, qui lègue à son fils un empire affaibli.
Un empire restauré[modifier | modifier le code]
En 1261, Michel VIII accomplit le plus fervent désir des empereurs de Nicée en reprenant Constantinople. Il rend à l'Empire byzantin sa capitale traditionnelle et semble à nouveau en mesure de donner à l'empire l'influence mondiale qu'il avait auparavant. Durant son règne, si Michel ne réussit pas à étendre les frontières de l'empire de manière substantielle (à l'exception des îles de la mer Égée reprises par Licario), il parvient toutefois à préserver l'empire des différentes menaces à son existence. Il contient le danger bulgare, isole le despotat d'Épire mais surtout, il parvient à parer au danger angevin représenté par Charles Ier d'Anjou. Ce dernier souhaite rétablir la domination latine avec le soutien de la papauté mais Michel VIII réussit à se concilier les bonnes grâces du Saint-Siège en approuvant l'Union des deux Églises au concile de Lyon de 1274 malgré la virulente opposition d'une grande partie du clergé et de la population5. Dans le même temps et grâce au soutien aragonais, il parvient à susciter un mouvement de rébellion au sein de la population sicilienne connu sous le nom de Vêpres siciliennes qui renverse Charles Ier en 1282. Enfin, Michel VIII tente d'agir activement sur le front oriental contre la menace turque mais la mort l'emporte avant qu'il n'ait pu lancer de grande offensive dont certaines sources indiquent l'existence6.
Des crises multiples[modifier | modifier le code]
Les succès de Michel VIII dissimulent un empire ruiné et sur le déclin. Si l’Empire byzantin parvient à reprendre Constantinople, c’est avant tout que celle-ci est aux mains d’un empire latin croupion, abandonné par les puissances occidentales, à l’exception de Venise. Byzance n’a pas les moyens de défendre militairement toutes ses frontières et doit recourir à des expédients dont le meilleur exemple se trouve dans la politique unioniste menée par Michel VIII, visant à mettre fin au schisme divisant la chrétienté7. Or c'est la persistance de ce schisme qui motive la papauté à détruire l'Empire byzantin qui espère par-là mettre fin à la division de l'Église chrétienne. Par ailleurs, l'Union permettrait à Byzance de se prémunir face aux menaces de ses adversaires latins qui s'appuient sur le soutien du pape. Toutefois, loin de faire l’unanimité au sein de la population byzantine, cette politique renforce les tensions. Dans le même temps, les Byzantins semblent ne pas avoir conscience de la menace posée par les Turcs en Anatolie. Divisés en mutiples beylicats, ils conquièrent peu à peu les territoires asiatiques de l'empire, délaissés depuis le rétablissement de la souveraineté byzantine à Constantinople. Cet évènement déplace le centre de gravité de l'empire vers l'Europe. Or, la perte de ces territoires entraîne un déclassement progressif de l'Empire byzantin qui doit faire face à une situation financière de plus en plus alarmante du fait de l'intense activité diplomatique déployée par Michel VIII. Ce déclin économique est aggravé par la concurrence très forte entre Venise et Gênes qui tentent de conquérir le monopole du commerce régional aux dépens de l'Empire byzantin. Par ailleurs, le règne de Michel entraîne une prédominance de plus en plus importante de la noblesse au détriment des petits propriétaires, ce qui ruine encore un peu plus les fondations traditionnelles de l'Empire byzantin8. Ainsi, en 1282, Andronic II est à la tête d'un empire restauré mais profondément affaibli et qui est bien loin d'avoir retrouvé le prestige qu'il avait au xiie siècle, avant le sac de Constantinople de 1204. La survivance des États grecs séparatistes d'Épire et de ThessalieNote 1 ou des États francs de Grèce (duché d'Athènes, principauté d'Achaïe) symbolisent ce déclin de l'Empire byzantin qui ne parvient pas à se refonder sur une base unique et solide. Dès les années 1280, il apparaît qu'Andronic dirige un État qui n'est guère plus qu'une puissance régionale d'importance mais qui n'a plus les moyens d'imposer sa volonté.
La politique intérieure d'Andronic[modifier | modifier le code]

Monnaie à l'effigie d'Andronic II Paléologue.
Son règne est marqué par le délabrement des finances publiques, le relâchement du système administratif, la fin de l'union avec l'Église catholique et les tensions au sein de l'Église byzantine, la réduction des effectifs de l'armée et la suppression de la flotte de guerre.
La politique religieuse[modifier | modifier le code]
À l'image de nombreux autres empereurs byzantins avant lui, Andronic II accorde une grande importance aux questions religieuses malgré l'imminence de dangers autrement plus importants. En effet, il est persuadé que la stabilité de l'empire passe avant tout par la résolution des crises frappant l'Église byzantine.
La fin de l'union[modifier | modifier le code]
Durant son règne, Michel VIII s'est efforcé de renouer avec l'Église catholique pour conjurer toute tentative de l'Occident de reprendre Constantinople et de rétablir l'Empire latin de Constantinople. Cette politique aboutit en 1274 à l'Union des deux Églises, déclarée lors du concile de Lyon. Toutefois, une grande partie du clergé grec s'oppose à cet acte tandis que les papes lui demandent de plus en plus de concessions. Ces évènements fragilisent l'union des Églises. Andronic II est conscient de cette réalité et, devant l'hostilité de la population, il se place du côté des anti-unionistes. Cette politique est symbolisée par l'enterrement de Michel VIII dans un petit monastère en Thrace d'une part9, le retour de Joseph de Constantinople sur le trône patriarcal d'autre part10. Jean XI Vekkos, l'ancien patriarche unioniste, est exilé lors d'un concile à Brousse en 128311.
Si l'empire ne connaît pas d'effusions de sang, les unionistes subissent diverses vexations et les anti-unionistes demandent des condamnations. Ainsi, toujours en 1283, un nouveau synode est convoqué près du palais des Blachernes qui oblige Théodora, la veuve de Michel VIII, à faire acte de contrition. En 1285, les anti-unionistes reviennent à la charge et obtiennent l'ouverture d'un nouveau synode pour obtenir le repentir de Jean XI Vekkos et d'autres ecclésiastiques, sans résultat, et Jean XI est emprisonné. Ce synode se termine par la publication d'un texte rappelant les thèses orthodoxes, mais sa précision entraîne des contestations au sein même du camp unioniste dirigées entre autres par Théoleptos12. Ce dernier condamne le patriarche Grégoire de Chypre lors d'un synode en 1289, ce qui entraîne une nouvelle vacance du siège patriarcal13.
La question arsénite[modifier | modifier le code]
La déposition en 1266 du patriarche Arsène Autorianos qui avait excommunié Michel VIII pour avoir fait aveugler Jean IV Lascaris a entraîné une violente querelle au sein de l'Église byzantine. En effet, Arsène conserve de nombreux partisans en Asie Mineure et sa mort, en 1273, n'empêche pas la continuation du schisme arsénite. Ses partisans refusent de suivre le patriarcat de Constantinople. La mort de Joseph de Constantinople et son remplacement par Grégoire de Chypre ne change rien à la situation car les arsénites espèrent la montée d'un des leurs sur le trône14. Andronic réunit un concile à Adramyttion pour mettre fin à la division mais les deux partis ne peuvent se réconcilier. Les arsénites continuent de demander l'éviction de Grégoire de Chypre15. Andronic tente alors de diviser le mouvement en se conciliant les plus modérés, car la question arsénite est plus une question politique que religieuse. Les partisans d'Arsène sont souvent des partisans de la famille Lascaris, prétendante légitime du trône impérial depuis l'éviction de Jean IV Lascaris par Michel VIII.
En conséquence, Andronic rend visite à Jean IV dans sa prison en mer de Marmara pour lui demander pardon et se faire reconnaître empereur par lui16. Malgré ces différentes actions, la cause arsénite reste vivace et ne finit par décroître qu'avec l'invasion progressive des derniers territoires asiatiques de l'Empire byzantin par les Turcs. Cela permet au patriarche Niphon de Constantinople de trouver une solution au schisme de l'Église orthodoxe en 1310. Une chrysobulle de l'empereur met définitivement fin au conflit et promet que ni Athanase, ni Jean XI ne seront rappelés sur le trône patriarcal, tandis que le nom de Joseph est effacé des diptyques. En septembre 1310, une encyclique du patriarche consacre l'unité de l'Église orthodoxe malgré la persistance de quelques mouvements arsénites isolés17.
Le patriarcat d'Athanase[modifier | modifier le code]
Pour succéder à Grégoire II en 1289, Andronic II obtient l'élection au trône patriarcal d'Athanase, ermite du mont Athos, connu pour son mode de vie ascétique et son attachement aux principes du monachisme primitif. Soucieux de réformer l'Église, Athanase dénonce les excès des prêtres, accusés d'amasser des richesses, et confisque les biens des monastères au profit des nécessiteux. Georges Pachymères, comme Grégoras, insistent tous les deux sur l'extrême frugalité de son existence. Selon Athanase, les calamités qui s'abattent sur l'empire et sur l'Église sont dues à l'excès de luxe et de fastes. Ainsi, il détourne une partie des revenus d'un monastère pour assister les pauvres. Ces mesures, soutenues par l'empereur que certains soupçonnent d'être soumis au patriarche, entraînent de vives protestations parmi la population et les milieux ecclésiastiques18. Sous la pression, Athanase finit par démissionner tout en édictant un document dans lequel il prononce l'anathème contre ceux qu'il accuse d'être la cause de son départ. Il est remplacé par le moine Cosmas de Sozopolis, qui devient patriarche en 1294 sous le nom de Jean XII Cosmas. S'il est plus diplomate qu'Athanase, il refuse d'entériner la demande d'Andronic qui veut instituer l'excommunication des personnes se rebellant contre l'autorité impériale19. Toutefois, il soutient l'empereur dans sa démarche de condamnation de certains évêques qui soudoient leurs électeurs pour parvenir à l'épiscopat20.
Malgré cet accord entre les deux autorités byzantines, Jean XII s'oppose à plusieurs reprises à Andronic II qui pense à rappeler Athanase. En 1302, Jean XII menace de démissionner et Andronic joue sur les prétendus dons prophétiques d'Athanase pour légitimer son retour en juin 1303Note 2. De nouveau, Athanase entame une politique de rigueur qui frappe le clergé. Ce dernier s'oppose fortement au patriarche mais l'empereur soutient Athanase. Ce dernier aide efficacement les réfugiés en provenance d'Asie Mineure. Dans le même temps, il dépouille les patriarches d'Alexandrie, d'Antioche et de Jérusalem de leurs propriétés21. En 1309, Athanase décide de se consacrer définitivement à la vie monastique. Il est remplacé par Niphon, qui devient patriarche le 9 mai 1310. Bien moins ascétique que son prédécesseur, il cherche surtout à préserver l'unité de l'Église.
À partir de Niphon, le siège patriarcal change de titulaire très souvent. En 1314, Niphon cède la place à Jean XIII Glykys après avoir été condamné pour simonie. Jean se retire en 1319 et Gérasimos lui succède jusqu'à sa mort en 1321. Après un intermède de deux ans, Ésaias accède au patriarcat en novembre 1323. Malgré cette instabilité, l'influence de l'Église reste forte et le patriarche bénéficie de nouvelles compétences sous Andronic II. Ainsi, en novembre 1312, Andronic détache le mont Athos de son autorité pour le placer sous l'autorité du patriarche, décidant que le primat des monastères serait désormais nommé par le patriarche22. Dans le même temps, le prestige de l'Église byzantine en Europe s'accroît à mesure que les frontières de l'empire se réduisent. Ainsi, Andronic II crée le poste de métropolite de Lituanie dont le premier titulaire est sacré par Jean Glykys23.
Difficultés financières[modifier | modifier le code]

Hyperpère en or représentant Andronic II à genoux devant le Christ. Tout au long de son règne, la monnaie byzantine subit de régulières dévaluations.
À la mort de Michel VIII, les finances de l'empire sont au plus mal et Andronic n'a d'autres choix que de réduire les dépenses. Toutefois, il est communément admis que l'empereur va trop loin dans cette voie et qu'il prive ainsi l'empire d'une grande partie de sa puissance militaire. Ainsi, l'armée voit ses effectifs réduits de manière drastique, et son recrutement, qui repose sur des mercenaires depuis des décennies, baisse en qualité. Ce sont des Crétois ou des Alains fuyant respectivement la domination vénitienne ou l'avance des Tatars qui composent une grande partie de l'armée24. Pour la marine, l'évolution est plus désastreuse encore puisqu'elle est démantelée. Andronic décide de compter sur son alliance avec Gênes4 car Charles d'Anjou est mort en 1285 et, avec lui, ce sont les dangers d'une invasion partant de l'Italie qui s'évanouissent. Cette politique a des effets désastreux : Gênes se consacre avant tout à la défense de ses propres intérêts et laisse à l'abandon les îles de la mer Égée tandis que les équipages de la désormais défunte marine byzantine se tournent vers les Italiens ou les Turcs pour assurer leur subsistance. Face à l'invasion progressive des côtes occidentales de l'Asie Mineure par les Turcs, qui commencent à construire une flotte25, Andronic tente reconstituer la marine byzantine. Il fait construire dix navires, mais cela reste très insuffisant.
Du côté de l'armée terrestre, Andronic se fixe comme objectif le maintien d'une armée de 3 000 cavaliers26,27. C'est une force insignifiante par rapport aux troupes que Michel VIII était capable de réunir, et Nicéphore Grégoras parle de l'armée byzantine comme de la risée du monde entier.
Dans le même temps, l'économie de l'empire n'est pas en mesure de produire des richesses. Si celui-ci en dispose encore, elles sont aux mains de quelques grands propriétaires. De surcroît, Michel VIII a instauré la transmission héréditaire du fief reçu par donation impériale (la « pronoia »), ce qui conduit à une féodalisation de l'empire tandis que l'obligation militaire que doivent les pronoïaires tombe peu à peu en désuétude28. Ce régime conduit à une diminution progressive des effectifs autochtones, ce qui force l'empire à recruter des mercenaires. En outre, les richesses deviennent la propriété des seuls grands propriétaires (parmi lesquels figurent de nombreux monastères) qui s'opposent à toute volonté impériale de les partager plus équitablement. Cette féodalisation des grands domaines détourne ainsi d'importants revenus au profit de l'aristocratie et des monastères. Mesurant l'impossibilité de s'attaquer aux biens ecclésiastiques, Andronic tente de taxer les propriétaires laïcs, mais ceux-ci font peser le poids des taxes sur les paroikoi, c'est-à-dire les paysans travaillant la terre au sein des grandes propriétés. Ainsi, Andronic finance son expédition navale de 1283 en Thessalie en instaurant une dîme sur le produit des domaines des pronoiaires, et Georges Pachymère affirme que ce sont bien les paroikoi qui supportent le poids de cette dîme29. La situation est aggravée par les vagues de réfugiés qui fuient les avancées turques et se réfugient dans les grandes villes telles que Constantinople ou Thessalonique. En définitive, la puissance de l'aristocratie foncière ne fait que s'accroître durant le règne d'Andronic au détriment de l'autorité impériale, d'autant plus qu'Andronic tente de s'appuyer sur elle lors de sa guerre civile contre Andronic III en lui donnant de nouveaux privilèges.
La monnaie[modifier | modifier le code]
Sous Andronic II, la monnaie byzantine perd progressivement en valeur au point de voir son crédit chuter à l'étranger au profit des monnaies des républiques italiennes. Alors qu'au début du xiiie siècle, la monnaie byzantine possède 90 % de sa valeur nominale, ce taux descend à moins de 50 % à la suite de la crise économique du début du xive siècle30. Cette dépréciation a pour conséquence directe un renchérissement des prix alimentaires, qui ruine la population byzantine, tandis que la monnaie d'or byzantine devient un objet de thésaurisation. Les différentes mesures d'Andronic II pour renflouer les caisses de l'État restent sans grands effets, d'autant plus que les rentrées douanières sont confisquées par les républiques italiennes. À l'époque du haut Moyen Âge, les rentrées annuelles de l'empire s'élèvent à sept, voire huit millions de nomismata. Sous Andronic II, le budget annuel de l'empire ne dépasse pas le million d'hyperpères dont une bonne partie sert à payer divers tributs27. En effet, l'armée byzantine étant réduite au strict minimum, Andronic n'a pas d'autres moyens pour assurer la sécurité de l'empire que d'acheter la paix.
Les mutations de l'administration byzantine[modifier | modifier le code]

Andronic II et Michel IX sur un basilikon en argent.
La nomination du fils d'Andronic II Michel IX comme coempereur dès 1294 confirme la tendance née sous le règne de Michel VIII. Sous les Paléologue, le coempereur bénéficie de compétences importantes qui égalent celles de l'empereur, et Michel IX joue un grand rôle dans la politique impériale, ne serait-ce qu'en tant que chef militaire. Peu à peu, le centralisme traditionnel de l'Empire byzantin se mue en un partage du pouvoir entre membres de la famille impériale31. Toutefois, cette évolution reste éloignée du modèle féodal occidental comme en témoigne la brouille entre Andronic II et sa deuxième femme, Yolande de Montferrat, qui souhaite un partage du pouvoir impérial entre tous les princes impériaux. Voici ce qu'en pense Nicéphore Grégoras :
« Chose inouïe, elle voulait que les fils de l'empereur gouvernent, non pas monarchiquement suivant l'antique coutume romaine, mais se partagent, à l'image des Latins, villes et terres de l'empire, que chacun de ses fils ait un territoire particulier à lui dévolu en bien propre et que les diverses parties leur soient transmises par voie de succession, suivant la législation de la propriété des personnes privées, de leur père à eux, d'eux à leurs enfants à à la suite de leur descendance. Cette impératrice, en guise d'explication, était d'origine latine et elle avait aussi pris aux Latins ce nouvel usage qu'elle envisageait d'introduire parmi les Romains32. »
Malgré tout, l'autorité impériale sur les provinces byzantines est de plus en plus faible et ne réside plus que dans la personnalité du gouverneur. Ce dernier est souvent un personnage proche de l'empereur et il ne reste que peu de temps en poste, les dangers d'une rébellion restant trop importants. Parfois, cette faiblesse du pouvoir impérial permet aux grands propriétaires de prendre le contrôle des provinces33. L'aristocratie confirme sa domination sur la vie de l'empire depuis l'arrivée des Paléologue au pouvoir, et son niveau de vie élevé contraste avec la misère de plus en plus grande d'une paysannerie écrasée par le poids des taxes.
Andronic change l'administration du Péloponnèse, sous domination byzantine. D'un gouverneur militaire nommé pour un an, on passe à un système de députés impériaux aux compétences plus larges et aux missions plus longues34. Peu à peu, la puissance byzantine dans le Péloponnèse renaît, tandis que le port de Monemvasie reçoit d'importants privilèges commerciaux pour s'opposer à la puissance économique des Républiques italiennes35.
La réforme de la justice[modifier | modifier le code]
Parmi les quelques réussites d'Andronic figure sa réforme judiciaire, entamée à la suite du tremblement de terre frappant Constantinople en 1296. Interprété comme un signe de la colère divine, cet évènement entraîne la réforme du système de justice pour combattre la corruption et le non-respect des lois. L'ancien tribunal de l'Hippodrome est remplacé par une cour de douze juges (évêques, clercs, sénateurs)36. L'empereur fait prêter serment aux juges d'être impartiaux envers n'importe quel citoyen de l'empire. Les arrêts pris à l'unanimité s'imposent à tous, y compris à l'empereur. Malgré le succès de cette institution nouvelle, elle semble disparaître assez vite lors de la guerre civile entre Andronic II et Andronic III37. Toutefois, deux principes naissent de cette réforme : la nécessité d'une cour de justice supérieure à toutes les autres et constituée d'hommes intègres, ainsi que celle d'une forte proportion d'hommes d'Église au sein de tribunaux laïcs.
Diplomatie[modifier | modifier le code]
Confronté à une multitude d'adversaires, l'Empire byzantin n'a pas les moyens de mener une politique offensive contre eux et tente de parer à chaque nouveau danger sans plan d'ensemble. À la même époque, les Turcs s'emparent des derniers territoires byzantins asiatiques sans que Constantinople n'ait réellement conscience de la gravité de la menace turque.
Les républiques maritimes[modifier | modifier le code]

Monnaie d'Andronic II Paléologue.
Depuis la prise de Constantinople en 1204, les républiques maritimes italiennes occupent une grande partie de l'ancien espace maritime byzantin. Que ce soit Gênes ou Venise, chacune des cités n'hésite pas à se confronter avec Byzance et à lui faire concurrence en ce qui concerne les fruits du commerce régional. La chute de l'Empire latin de Constantinople soutenu par Venise entraîne un certain déclassement de celle-ci dont profite Gênes. Ainsi cette dernière ville assure-t-elle à la fois le ravitaillement de l'empire de nombreuses denrées mais aussi la défense maritime de celui-ci. Toutefois, on note un certain retour en grâce de Venise à partir de 1285. Le traité de 1277 est en effet rétabli. Les Vénitiens bénéficient d'un quartier au sein de la cité impériale et voient leur souveraineté confirmée sur la Crète. La chute de Saint-Jean-d'Acre en 1291 et la fin des États latins d'Orient privent Venise de sa dernière place dans la région. Très vite, elle se tourne vers la mer Noire, monopolisée par les Génois qui se sont implantés dans les anciens territoires byzantins de Crimée38.
En juillet 1296, quelques jours après qu'un tremblement de terre eut sérieusement endommagé la capitale byzantine, les Vénitiens lancent une attaque contre Constantinople et Galata39. Si Andronic fait arrêter tous les citoyens vénitiens, il ne peut les empêcher de mettre à sac les habitations génoises et byzantines situées en dehors des murailles. Très vite, Andronic se retrouve pris au piège dans l'escalade des tensions entre Venise et Gênes. Cette dernière réagit en massacrant les nobles vénitiens de Constantinople40. En retour, et malgré les explications d'Andronic, Venise envoie 18 navires à Constantinople. Ces derniers exigent une indemnisation et, face au refus des Byzantins, ils brûlent certains bâtiments près des Blachernes, avant de piller les côtes de la mer de Marmara pour constituer des prisonniers et obtenir indirectement l'indemnisation attendue grâce aux rançons. Si la lutte entre Venise et Gênes s'achève en 1299, après la défaite de Venise l'année précédente, la guerre byzantino-vénitienne se prolonge encore jusqu'en 1302, date à laquelle Andronic refuse à nouveau de verser une quelconque indemnité. Les Vénitiens envoient alors une nouvelle flotte ravager les alentours de Constantinople et menacer de tuer tout un groupe de réfugiés en provenance d'Asie Mineure pour obtenir une rançon de 4 000 hyperpères. Dénué de flotte, Andronic doit renoncer à toute forme de résistance et, en septembre 1302, il s'engage dans un traité à verser la somme demandée. En 1310, ce même traité est prorogé pour une durée de douze ans. Paradoxalement, Gênes profite de ces évènements pour accroître l'autonomie de sa colonie, Galata en y construisant une muraille. Andronic reconnaît les droits de cette cité dans plusieurs chartes successives mais, à la différence de son prédécesseur, il n'a plus les moyens de faire reconnaître la suzeraineté byzantine sur Galata.
Outre l'action néfaste des républiques maritimes, Andronic subit aussi les agissements de pirates italiens qui profitent de l'absence de marine byzantine pour se tailler des fiefs dans la région de la mer Égée. Les frères Zaccaria étendent leur domaine autour de Phocée et bâtissent une nouvelle ville (Nea Phokaia), tandis que Benedetto Zaccaria s'empare de l'île de Chios en 1304 au prétexte qu'elle est dénuée de tout moyen de défense contre les Turcs41. C'est le début d'une période de domination italienne sur l'île qui dure jusqu'en 1329. Domenico Cattaneo agit de la même façon à Lesbos. Enfin, dernier exemple de l'instabilité des alliés italiens de l'empire : Andrea Morisco, alors au service d'Andronic, prend le contrôle de l'île de Ténédos pour son propre compte après avoir combattu les Vénitiens et les Turcs42.
Le retour du danger angevin[modifier | modifier le code]

Charles II d'Anjou reprend les desseins anti-byzantins de son père.
La mort de Michel VIII et la restauration de l'orthodoxie privent le despotat d'Épire d'un de ses moyens d'action, cette question étant un motif légitimant sa prétention au trône constantinopolitain. Le despote Nicéphore accepte assez vite l'idée d'un compromis, et son épouse, Anne Cantacuzène, assiste au concile d'Adramyttion43. Toutefois le demi-frère de Nicéphore, Jean Doukas, « sébastokrator » de Thessalie, reste un farouche adversaire de l'empire et prévoit de céder le flambeau de la résistance à son fils Michel. Pour l'éliminer, Andronic demande à Anne de lui livrer Michel et c'est pour cela qu'il envoie en 1283 une partie de sa flotte et de son armée en Thessalie sous le commandement de Tarchaniotès. Si la campagne militaire échoue, Anne réussit bien à faire prisonnier Michel en l'attirant en Épire par de fausses promesses de mariage avec sa fille. Michel est emprisonné à Constantinople et sert de moyen de pression envers Jean. Andronic aurait même pu assurer le retour de l'Épire dans le giron impérial en assurant le mariage de son fils Michel IX avec Thamar, la fille de Nicéphore et d'Anne. Cela aurait permis à Michel IX de devenir le souverain légitime de l'Épire, mais le patriarche refuse cette union contraire au droit canonique44.
La mort de Jean Doukas en 1289 laisse aussi espérer un règlement de la question des États grecs du nord de la Grèce, mais Andronic doit composer avec le retour de la menace angevine. En effet, Charles II, le fils de Charles Ier d'Anjou, est libéré par l'Aragon en 1289 et arrive sur le trône de Naples. Il tente alors de rétablir la souveraineté angevine sur l'Albanie et les côtes occidentales de la Grèce, tout en faisant valoir sa suzeraineté sur la principauté de Morée dirigée par la veuve de son frère Philippe d'Anjou, Isabelle de Villehardouin.
Toutefois, le mariage d'Isabelle avec Florent de Hainaut change la donne. Ce dernier se voit reconnaître le titre de prince mais décide de signer une trêve avec Byzance en 129045. Malgré tout, Florent continue de servir la politique de Charles II contre l'Empire byzantin. En 1291, il devient l'intermédiaire entre le royaume de Naples et l'Épire pour faire renaître l'alliance qui existait entre les deux entités sous Charles d'Anjou. L'alliance prévoit entre autres le mariage de la fille de Nicéphore, Thamar, avec Philippe Ier de Tarente, le fils de Charles II, ce qui signifie que Philippe Ier deviendrait le suzerain de l'Épire à la mort de Nicéphore. Un tel accord rappelle de mauvais souvenirs à l'Empire byzantin qui craint que l'Épire ne devienne une tête de pont dans les Balkans pour la puissance angevine. Andronic envoie alors une armée en Épire, sous la direction de Michel Glabas, soutenue par la marine génoise. Cette campagne aboutit à la prise de Ioannina et de Durazzo mais les Byzantins doivent se replier en 1293 tout comme les Génois qui ont pillé les côtes de l'Épire. Ce repli est causé par l'intervention des alliés de Nicéphore. En effet, Florent de Hainaut envoie des renforts tout comme Richard de Céphalonie46.
En 1294, le mariage entre Philippe et Thamar est conclu, ce qui permet aux Angevins de disposer à nouveau d'une coalition solide contre l'Empire byzantin47. Toutefois, cette menace n'est qu'apparente car la principauté d'Achaïe fait face à de graves dissensions internes qui profitent aux Byzantins. Cette faiblesse de la coalition anti-byzantine est symbolisée par les divisions qui frappent le despotat d'Épire à la suite de la mort de Nicéphore en 1296. Les souverains de Thessalie tentent d'en profiter pour annexer le territoire et Anne Cantacuzène doit se résoudre à demander l'aide des Byzantins. Ces derniers obtiennent le mariage de Thomas Doukas, le fils de Nicéphore, avec l'une des filles de Michel IX. Néanmoins, les Byzantins ne peuvent profiter longtemps de ces évènements du fait de l'intervention des Serbes qui s'emparent de Dyrrachium et font peser sur l'Empire byzantin une nouvelle menace48.
La menace serbe[modifier | modifier le code]

Le roi Milutin entame l'ère d'expansion serbe au détriment de l'Empire byzantin.
Si la menace angevine perd en crédibilité au fil des années, l'expansion serbe devient de plus en plus inquiétante pour l'Empire byzantin. À l'image des Bulgares qui souhaitent faire de Constantinople la capitale d'un empire slavo-grec, les Serbes cherchent à mettre la main sur la cité impériale. Depuis le sac de Constantinople, les Serbes sont un peuple indépendant et gagnent en puissance avec le déclin de l'Empire bulgare et l'ouverture de mines d'argent. En 1282, Stefan Milutin accède au trône serbe et commence l'ère d'expansion en direction de la Macédoine byzantine. Dès 1282, Scupi tombe, bientôt suivie de Serrès, puis les Serbes finissent par atteindre la mer Égée38. L'envoi de Tatars contre eux par Andronic n'a que peu d'effets. L'armée serbe est très supérieure et menace de plus en plus Thessalonique.
En 1297, Michel Tarchaniotès tente de repousser les Serbes mais sans succès48. Pour les Byzantins, la Macédoine est définitivement perdue et ils cherchent un accord diplomatique. Pour cela, Andronic propose la main de sa sœur Eudocie à Stefan Milutin. Toutefois, Eudocie se montre réticente à partir en Serbie au sujet de laquelle les Byzantins ont un a priori négatif, d'autant plus que Stefan Milutin est connu pour son infidélité49. Andronic décide alors de proposer à Stefan la main de son autre fille, Simone, âgée de cinq ans. Malgré les protestations de l'Église, le mariage est conclu en 1299 à Thessalonique et la dot comprend les territoires macédoniens perdus par Byzance50. Cette union scelle la paix entre l'Empire byzantin et la Serbie, malgré l'opposition des nobles serbes qui voient dans une guerre l'occasion de faire des conquêtes fructueuses. Ce mariage favorise la pénétration de l'influence culturelle byzantine au sein de la Serbie51 et encourage les Serbes dans leur idée d'ériger un empire slavo-grec.
Le péril turc[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Guerres turco-byzantines.
Peu de temps avant sa mort, Michel VIII se consacre à parer aux avancées turques en Asie Mineure qui menacent les territoires asiatiques de Byzance. Toutefois, Andronic II délaisse l'Asie Mineure dès son accession au trône malgré l'imminence du danger. La question turque reste secondaire pour l'empire, occupé par les questions internes ou européennes. Pourtant, les Turcs ne commettent pas seulement des raids mais s'installent durablement dans les territoires conquis tandis que les populations grecques opposent peu de résistance. Il faut attendre 1290 pour voir Andronic se décider à mener une politique active en Asie Mineure. Il choisit même de s'y installer et de laisser son fils Michel IX aux commandes de l'État. Andronic passe la plupart de son temps à inspecter les défenses de l'empire dans la région mais finit aussi par découvrir que son frère Constantin Paléologue, ainsi que le général Michel Stratégopoulos, trament un complot contre lui. Cette opposition amène Andronic à rentrer à Constantinople en 1293 où les comploteurs sont jugés et bien souvent emprisonnés. Toutefois, cet évènement prouve le peu de loyauté des populations locales envers le gouvernement puisqu'elles soutiennent la cause des rebelles. En ce qui concerne sa politique contre les Turcs, Andronic rétablit brièvement le système des akritoi (des colons soldats chargés d'assurer la défense de leur territoire) mais ces derniers sont bientôt contaminés par l'esprit de révolte de la population et placés sous l'autorité d'Alexis Philanthropénos. Ce général réussit à mener une politique victorieuse contre les Turcs qu'il repousse au-delà du Méandre. Soutenu par la population et par ses troupes, Philanthropénos entre en rébellion contre Constantinople en 1295, non sans hésitation. Néanmoins, cette révolte ne séduit pas les autres chefs militaires et Philanthropénos est arrêté avant d'être énucléé52.
Andronic envoie alors Jean Tarchaniotès lutter contre les Turcs en 1298. Malgré ses sympathies arsénites, il obtient le soutien de l'empereur et remporte d'importants succès qui lui permettent de recevoir des renforts. Mais, bientôt, l'opposition du patriarche à sa nomination et à celles de ses officiers le poussent à quitter son poste53. Il est remplacé par d'autres généraux souvent médiocres et qui n'obtiennent pas de résultats probants dans la guerre contre les Turcs. En plus de cette absence d'officiers compétents, Andronic peine à trouver des soldats car les mercenaires quittent souvent le service de l'empire en raison de leurs soldes impayées. En 1302, il réussit à engager des Alains fuyant les Mongols. Ils sont placés sous le commandement de Michel IX qui établit son camp à Magnésie. Ce dernier fait alors preuve d'une étonnante passivité alors que les Turcs pillent les campagnes environnantes. Face à cette stratégie et à l'absence de soldes, les Alains finissent par quitter progressivement le service de l'empire tandis que certains soldats grecs désertent. Michel IX décide alors de quitter Magnésie, suivit en cela par ses soldats et la plupart des habitants qui sont massacrés par les Turcs, tandis que les autres atteignent péniblement l'Europe où ils constituent un nouveau groupe de réfugiés54.
Dans le même temps, un groupe de 2 000 Alains tient la frontière du Sangarios en Bithynie mais il doit faire face à une offensive turque qui vainc les Byzantins à la bataille de Bapheus. À la suite de cette bataille, les campagnes sont ravagées et la population fuit alors en Europe. En 1304, les Byzantins dirigés par Progonos Sgouros sont de nouveau battus, confirmant l'impuissance de l'empire à combattre la menace turque55. Seul un secours extérieur paraît alors pouvoir sauver les dernières possessions asiatiques de l'Empire byzantin. Andronic demande d'abord l'aide de Ghazan, le khan mongol de Perse, mais celui-ci meurt en 1304. Il tente de faire une offre comparable à son successeur en 1305 et, même si les Mongols promettent d'envoyer 40 000 hommes contre les Turcs selon Georges Pachymère, le seul résultat de ces contacts consiste en la prise d'une forteresse byzantine par les Ottomans, opération militaire destinée à sanctionner ces tentatives d'alliance. Cette nouvelle perte contribue à supprimer les communications entre Nicée et Nicomédie56.
La catastrophe catalane[modifier | modifier le code]

Monnaie d'Andronic II Paléologue et de Michel IX Paléologue.
Articles détaillés : Compagnie catalane et Almogavres à Gallipoli.
À la suite de ces désastres militaires, l'armée byzantine est fortement diminuée et Andronic essaie de décréter le transfert des bénéfices ecclésiastiques au profit de l'effort de guerre, mais il se heurte à une forte résistance du clergé. En Asie Mineure, les différentes places tentent de se défendre comme elles le peuvent. Ainsi à Cyzique, l'évêque Niphon tente de rebâtir les murailles de la ville tandis que Michel IX tient la ville de Pergame jusqu'à l'été 1303. Le salut de l'empire semble alors être entre les mains d'un groupe de mercenaires catalans mené par Roger de Flor. Cette troupe se retrouve sans mission à la suite de la paix signée entre Frédéric II de Sicile et Charles II d'Anjou en 130257. Roger de Flor est assez vite informé de la situation de plus en plus désastreuse de l'Empire byzantin et il offre donc ses services à Andronic qui accepte toutes les conditions des Catalans. Ces derniers arrivent à Constantinople en septembre 1303 et ils sont vite envoyés à Cyzique pour préparer leur campagne contre les Turcs, accompagnés par un petit contingent byzantin dirigé par Maroulès58. Leur offensive est fulgurante et très efficace mais, à la différence d'autres mercenaires, la compagnie catalane refuse d'obéir aux chefs byzantins et n'hésitent pas à piller les populations grecques ou turques pour compléter leur butin. De surcroît, leurs succès restent sans lendemain, bien que Roger de Flor marche jusqu'aux frontières de la Petite-Arménie59.
Éphèse est cependant reprise par les Turcs, peu après le départ des Catalans. Assez vite, les relations entre les Grecs et les mercenaires se dégradent et, lorsque Roger de Flor revient à Magnésie récupérer son butin, il trouve les portes de la ville fermées60. Alors qu'il s'apprête à mettre le siège devant la cité, il est appelé par Andronic pour combattre la menace bulgare59. Menés par Théodore Svetoslav, qui s'est débarrassé de la tutelle mongole, les Bulgares ont envahi une partie du territoire impérial. Après une première défaite, Michel IX réussit à l'emporter contre les Bulgares mais sans pour autant faire disparaître la menace61. Toutefois, les troupes de Michel IX refusent de combattre aux côtés des Catalans tandis que ces derniers exigent de récupérer leur butin avant de repartir combattre les Turcs. Finalement, un accord est trouvé en 1305 et Roger accepte de repasser en Asie Mineure, mais il meurt assassiné par des Alains alors qu'il rend visite à Michel IX, peu avant son départ. Cet incident a des répercussions considérables car les Catalans quittent le service de l'empereur et se lancent dans une entreprise de pillage de la Thrace et font de Gallipoli une terre espagnole dirigée par Berenguer d'Entença. Michel IX est impuissant à les vaincre62 et les Catalans réussissent à faire passer 2 000 Turcs en Europe, qui s'associent à leur pillage63. La Thrace devient très vite une terre dévastée et les Catalans finissent en 1308 par quitter cette terre devenue impuissante à les nourrir64.
La présence catalane sur les terres byzantines réactive les projets angevins de conquête de Constantinople. En se remariant avec Catherine de Courtenay, Philippe de Tarente reprend l'héritage de l'Empire latin de Constantinople. Mais, de nouveau, cette menace n'est qu'apparente. Pourtant, en 1306, Philippe s'allie avec Venise qui ne peut voir que d'un bon œil un rétablissement des Latins à Constantinople. Cela lui permettrait de retrouver sa domination économique sur la région. En 1308, c'est avec le Serbe Miloutine que Philippe conclut une alliance, pendant que le pape Clément V jette l'anathème sur Andronic. Enfin, certains dignitaires byzantins se disent prêts à soutenir les Angevins. Les Francs cherchent alors le soutien de la compagnie catalane qui domine la région de Cassandréia. Toutefois, malgré un accord en 1308, les Catalans décident de piller la Thessalie dirigée par Jean II Doukas. Après un an de pillages, les Catalans se dirigent vers le sud de la Grèce avant de vaincre en 1311 les troupes du duché d'Athènes dont elle prend le contrôle pour 80 ans65. Cette défection des Catalans entrave l'action angevine dont le projet de restauration d'un empire latin à Constantinople devient de plus en plus illusoire.
Le passage des Catalans laisse l'Empire byzantin ruiné. Il n'a pas permis la reconquête de l'Asie Mineure car les Turcs reprennent leurs conquêtes dès le départ des Catalans, tandis que les Byzantins se résignent, en 1307, à céder les villes prises par les Bulgares (Mesembria, Anchialos, etc.). La province de la Thrace n'est plus qu'un « désert scythe » pour reprendre l'expression des historiens byzantins, tandis que les finances sont à sec. On estime qu'Andronic a donné près d'un million d'hyperpères aux Catalans, soit bien plus que le revenu annuel de l'Empire byzantin66. Face à de telles dépenses, la monnaie byzantine est de nouveau dévaluée en 1304. Andronic renforce le poids des taxes sur les propriétaires terriens de la Thrace mais aussi sur les monastères. Un nouvel impôt nommé sitokrithon est créé ; il correspond à une taxe sur le blé et l'orge. Chaque propriétaire doit céder une part de sa production qui est ensuite vendue sur les marchés en échange d'or et d'argent utilisés pour financer les Catalans. À Constantinople, l'arrivée massive de réfugiés couplée aux récoltes détruites par les Catalans entraîne une pénurie de biens alimentaires qui alimente un marché noir fructueux. Le patriarche Athanase soutient fortement l'empereur dans sa lutte contre ce commerce illégal. Enfin, les Turcs, qui avaient rejoint les Catalans en Europe, continuent de répandre la terreur en Thrace et Michel IX échoue à les vaincre67. Finalement, grâce au soutien des Serbes, la troupe turque dirigée par Halil est défaite dans la péninsule de Gallipoli en 131257.
La désagrégation de l'empire et la fin du règne d'Andronic[modifier | modifier le code]
L'Asie Mineure en détresse[modifier | modifier le code]

Les beylicats turcs à la fin du règne d'Andronic II.
À la suite de l'épisode catalan, les Byzantins sont de plus en plus conscients de la situation désastreuse des possessions impériales en Asie Mineure. Il est difficile d'établir la cartographie précise des différents émirats turcs de la région mais la plupart participe plus ou moins au grignotage des terres byzantines. Parmi ceux-ci, on peut noter les Germiyanides qui tiennent la Phrygie depuis la fin du xiiie siècle. S'étendant d'Ankara à la vallée du Méandre, il perd peu à peu en puissance et ses territoires occidentaux proches de la mer Égée s'émancipent progressivement pour former des États indépendants. Au sud-ouest de l'Asie Mineure, c'est l'émirat de Menteshe qui se développe au détriment des terres byzantines proches du Méandre. Cet émirat est aussi le premier à mettre en place une flotte en profitant notamment des anciens équipages byzantins sans emploi depuis la dissolution de la marine byzantine68. Au Nord, l'émirat d'Aydın s'émancipe de la tutelle des Germiyanides et c'est lui qui s'empare d'Éphèse en 1304. En 1317, Mehmed Beg prend d'assaut la ville de Smyrne. Plus au nord enfin se trouvent les émirats des Saruhanides et de Karesi, qui ne connaissent pas la même réussite mais qui parviennent à s'emparer de grandes villes comme Pergame, Magnésie du Méandre ou encore de toute la Mysie69.
Quant aux Ottomans, ils sont cantonnés au nord-ouest de l'Anatolie et au-delà du Sangarios. C'est un des émirats les plus petits mais aussi celui qui profite le plus de l'effritement de l'Empire byzantin. En 1307, il contrôle les campagnes environnants les villes de Nicée, Nicomédie et Brousse. L'Empire byzantin est alors impuissant car pris dans ses dissensions avec les Catalans et les Turcs, présents en Europe.
La guerre civile[modifier | modifier le code]

La Bulgarie au début du xive siècle.
Le contexte[modifier | modifier le code]
À la fin des années 1310, la situation semble enfin se redresser pour l'empire. Les Catalans se sont installés en Grèce tandis que les projets de rétablissement de l'Empire latin de Constantinople ont définitivement disparu. Les tensions au sein de l'Église ont été réglées. Enfin en 1318, la mort de Thomas d'Épire et de Jean de Thessalie, sans successions, entraînent la disparition de la dynastie des Doukas. L'ancien despotat d'Épire devient le théâtre d'une lutte d'influence entre l'empire et Niccolò Orsini, le comte de Céphalonie, lors de laquelle Byzance parvient à reprendre le contrôle de la partie septentrionale de l'ancien despotatNote 3,70. Malgré ces quelques succès, l'empire fait bientôt face à une querelle dynastique qui sape ses forces.
La question de sa succession préoccupe très tôt Andronic II, qui associe son fils Michel IX au trône dès 1294. Ce dernier devait initialement se marier avec Catherine de Courtenay, l'héritière du titre d'empereur latin de Constantinople, mais l'opposition du Saint-Siège fait échouer le projet et Michel doit se marier avec une fille du roi Léon III d'Arménie71. Michel a deux fils de cette femme : Andronic et Manuel. Le premier, le futur Andronic III, obtient le titre de despote et, très tôt, Andronic II envisage de l'associer au trône pour consolider la dynastie des Paléologue, ce qu'il fait dès 1316. Mais, dans le même temps, il doit faire face aux exigences de sa deuxième femme, Yolande de Montferrat, avec laquelle il a trois fils. Yolande souhaite le partage de l'empire entre ses trois fils et Michel IX, ce qui est inimaginable pour l'Empire byzantin. En désespoir de cause, elle finit par s'exiler à Thessalonique. Malgré ce renoncement, Andronic doit faire avec ses deux coempereurs. Andronic III se révèle très vite être un personnage ambitieux et il craint de ne pas avoir le temps de monter sur le trône ou du moins, d'y arriver trop tard. Il est à l'origine d'un tragique accident lors duquel lui et ses hommes tuent par mégarde son frère ManuelNote 4. Ce choc précipite la mort de Michel IX, qui vient d'éprouver la mort de sa fille Anne, peu de temps auparavant. Le fils d'Andronic meurt en 1320, laissant Andronic III comme seul coempereur. Déçu par l'attitude de son petit-fils, Andronic II décide de le déshériter au profit de son fils cadet Constantin, ce qui ouvre la voie à la première des guerres civiles sous l'ère Paléologue72.
Si cette guerre civile éclate, c'est avant tout du fait de l'impopularité d'un empereur au pouvoir depuis 1282 et dont le règne s'apparente pour ses contemporains à une suite de catastrophes. En 1320, l'empire est ruiné financièrement et économiquement. Andronic II tente de parer à ce déclin par de nouveaux impôts qui écrasent un peu plus la population byzantine sous le poids des taxes. Ce ressentiment est accru par la relative prospérité des grands propriétaires terriens de Thrace73. Au niveau extérieur, l'Asie Mineure semble définitivement perdue et seules quelques villes résistent encore derrière leurs murailles à la poussée turque. Dès lors, il n'est guère étonnant de voir Andronic III soutenu par une grande partie de la population face à un empereur vieillissant, impopulaire et outrepassant ses pouvoirs en privant son petit-fils de tout droit à la succession.
La guerre[modifier | modifier le code]

Andronic III, turbulent petit-fils d'Andronic II, profite de l'impopularité de son grand-père pour s'emparer du pouvoir.
Andronic III bénéficie d'abord du soutien de l'aristocratie terrienne qui supprime l'impôt dans les villes de Thrace pour se concilier la population locale. Parmi ses alliés les plus proches figurent Jean Cantacuzène, Syrgiannès Paléologue et Théodore Synadénos. Le premier est un noble et ami d'enfance d'Andronic et, à l'image de Théodore Synadénos, un membre de l'aristocratie militaire et terrienne. À ces trois hommes, s'ajoute Alexis Apokaukos. Cantacuzène et Syrgiannès Paléologue profitent du mécontentement de la population pour occuper des commandements divers en Thrace et lever des troupes. Les justifications à cette révolte sont doubles : d'une part renverser un empereur devenu impopulaire et d'autre part rétablir Andronic III dans ses droits légitimes. Andronic réussit à faire arrêter son petit-fils mais, en 1321, ce dernier réussit à s'enfuir et à rejoindre ses partisans à Andrinople. Déclaré empereur, il conduit ses troupes aux portes de Constantinople où Andronic II accepte de signer un traité le 6 juin 1321, par lequel il divise l'empire en deux parties74. Chacun des empereurs possède des droits égaux. Toutefois, Syrgiannès Paléologue décide de se rallier à Andronic II du fait de son mécontentement à l'égard de la préférence affichée d'Andronic III pour Cantacuzène. Cela permet à Andronic II de reprendre la lutte contre son petit-fils en décembre 1321.
Cette lutte armée épuise bientôt les ressources d'Andronic III qui doit compter sur l'aide de Jean Cantacuzène. Ce dernier lève une troupe de mercenaires à ses frais tandis que la popularité croissante d'Andronic III est symbolisée par le ralliement de Thessalonique et de l'île de Lesbos à la cause rebelle74. En juillet 1322, un nouvel accord est signé qui instaure une diarchie à la tête de l'empire, mais dans les faits, c'est Andronic II qui exerce la réalité du pouvoir tandis qu'Andronic III réside à Didymotika où il se charge de la défense de l'empire contre les Bulgares74. Ces derniers menacent Andrinople, après avoir pris Philippopoli. Après avoir repoussé les Bulgares, Andronic III pénètre en Bulgarie et il laisse un de ses généraux reprendre Philippopoli75. Peu après, Andronic III reçoit l'assurance d'être l'héritier d'Andronic II puis il est finalement couronné empereur en 1325. Cependant, cette bonne entente apparente cache une profonde méfiance entre les deux empereurs.
Sur un plan extérieur, la guerre civile et le partage des tâches a des conséquences néfastes pour l'empire, qui peine à lutter contre ses adversaires extérieurs. En désespoir de cause, Andronic II rappelle Alexis Philanthropénos pour lutter contre les Turcs qui assiègent Philadelphie76. Malgré sa cécité et son âge, il réussit à repousser les Turcs mais rien n'est possible contre les agissements des flottes turques en mer Égée. Sur le front européen, les Byzantins réussissent à faire la paix avec les Bulgares car le nouveau tsar Michel III Chichman épouse Théodora, la veuve de son prédécesseur et fille de Michel IX. Toutefois en 1326, la ville de Brousse tombe aux mains des Ottomans77. L'instabilité politique de l'empire est confirmée par la révolte de Jean Paléologue, le neveu d'Andronic II et gouverneur de Thessalonique qui réussit à gagner le soutien des Serbes mais meurt dès 132678. Cet intérêt des Serbes pour la politique de l'empire se confirme à l'automne 1327 lorsque la guerre civile est sur le point de reprendre79. En mai 1327, Andronic III signe un traité d'alliance avec son beau-frère et khan des Bulgares Michel III Chichman. Ce traité prévoit le soutien d'Andronic III dans la lutte de Michel contre les Serbes si Michel soutient Andronic III contre son grand-père. En réaction, Andronic II s'allie avec Stefan Uroš III Dečanski, le roi de Serbie.
Durant l'automne 1327, les deux empereurs échangent des lettres de plus en plus agressives pendant qu'Andronic II semble perdre tout sens de la mesure et tient absolument à dénier à Andronic III tout droit sur la couronne. Dans le même temps, les promesses d'Andronic III lui permettent de gagner en popularité80. En juin 1328, la ville de Thessalonique se place de son côté tout comme la majeure partie de la Macédoine byzantine. Malgré leur promesse d'intervention, les Serbes restent passifs et Andronic II doit faire appel aux Bulgares qui acceptent de renier leur alliance avec Andronic III. Cependant, ce dernier barre le passage à l'armée bulgare et persuade son chef de se replier80. Le dernier soutien d'Andronic II disparaissant, c'est son trône qui est perdu. Le 23 mai 1328, Andronic III pénètre dans Constantinople grâce au soutien de ses partisans à l'intérieur de la ville81. Accompagné de 800 hommes, Andronic III dépossède son grand-père, sans violence. Devenu presque aveugle, Andronic II devient moine sous le nom d'Antoine et se retire en 1330 dans un monastère où il meurt le 13 février 1332.
Mariages successifs[modifier | modifier le code]
En 1272, Andronic épouse Anne de Hongrie, fille du roi Étienne V de Hongrie ; si ce mariage est arrangé par son père Michel VIII pour des raisons politiques, il n'en est pas moins heureux et Andronic est très affecté du décès de son épouse, en 1281. Deux enfants naissent de cette union :
Michel, qui devient le basileus associé Michel IX Paléologue ;
Constantin Porphyrogénète, qui reçoit le titre de despote.
En 1284, Andronic II se remarie avec Yolande de Montferrat, fille de Guillaume VII de Montferrat et de Béatrice de Castille. Ce mariage permet à Andronic de s'assurer le titre de « roi de Thessalonique », porté par son beau-père, et d'éteindre les prétentions de la famille Montferrat sur Thessalonique82. Rebaptisée « Irène », cette seconde épouse lui donna quatre enfants :
Théodore Paléologue, qui hérite de sa mère et devient le marquis Théodore Ier de Montferrat en Italie, où il fonde une autre dynastie Paléologue ;
Jean Paléologue, qui épouse une fille du ministre Nicéphore Choumnos et meurt sans postérité ;
Démétrios Paléologue, qui laisse trois enfants ;
Simone Paléologue, née en 1292, morte après 1336, mariée en 1300 avec Étienne Uros II de Serbie († 1321).
Soucieuse de respecter les traditions latines, Irène exige que l'Empire soit partagé entre tous les enfants d'Andronic, assurant ainsi une part de l'héritage à ses propres fils au détriment de Michel IX. Andronic s'y oppose et Irène quitte Constantinople avec ses fils pour s'établir à Thessalonique où elle ne cesse plus d'intriguer contre son époux83. Elle y meurt en 1317.
Historiographie[modifier | modifier le code]

L'Empire byzantin à la fin du règne d'Andronic II.
L'avis des historiens byzantins contemporains sur le règne d'Andronic est assez fluctuant et dépend de leur proximité avec l'empereur. Ainsi, des hommes tels que Nicéphore Choumnos ou Théodore Métochitès, qui ont été premiers ministres de l'empereur, sont assez laudateurs envers l'empereur, vu comme le pourfendeur des Turcs par Théodore Métochitès. Toutefois, de nombreux auteurs postérieurs à son règne ont émis des avis négatifs sur Andronic II, jugé médiocre et faible. Son règne, qui voit l'Empire byzantin devenir un État soumis aux volontés de ses voisins, est perçu comme le début du déclin irrémédiable de l'Empire byzantin, dont Andronic II serait directement responsable. Paul Lemerle qualifie ainsi Andronic de souverain « peu énergique »84.
Les historiens modernes présentent un bilan nettement plus nuancé de l'action d'Andronic. S'il est certain que sous son règne l'empire cesse définitivement d'être une grande puissance et devient un État soumis aux influences de ses voisins, Andronic n'en est pas l'unique responsable. Ainsi, pour Georges Ostrogorsky, « Andronic II n'était pas un homme d'État de grande envergure, mais ce n'était pas du tout non plus le faiblard incapable que les historiens modernes nous montrent d'ordinaire »85. Selon lui, c'est avant tout l'ampleur des défis pesant sur l'empire qui est la cause de son déclin, les vices internes de l'État byzantin étant incurables86. Dans une optique similaire, Louis Bréhier critique avant tout les réformes de l'empereur, qui n'est pas inconscient des faiblesses de l'empire mais ne réussit pas à les combattre efficacement. « Andronic II fut surtout un velléitaire, n'ignorait pas les maux de l'empire et s'efforçait d'y remédier par des réformes parfois bien conçues, comme sa réforme judiciaire, mais il ne tenait pas suffisamment la main à leur application et elles n'apportaient aucune amélioration »4. À l'image d'Ostrogorsky, Louis Bréhier admet que les moyens dont disposent Andronic sont insuffisants pour combattre la crise de l'empire. Tout comme Donald M. Nicol, il met en avant le succès des réformes judiciaires d'Andronic ainsi que son rôle primordial dans la renaissance culturelle de cette époque10
Notes concernant l'union
Union avec Anne de HONGRIE
En 1272, Andronic épouse Anne de Hongrie, fille du roi Étienne V de Hongrie ; si ce mariage est arrangé par son père Michel VIII pour des raisons politiques, il n'en est pas moins heureux et Andronic est très affecté du décès de son épouse, en 1281. Deux enfants naissent de cette union :
Michel, qui devient le basileus associé Michel IX Paléologue ;
Constantin Porphyrogénète, qui reçoit le titre de despote.
Anne, née en 1260, est la fille d'Étienne V de Hongrie (1239-1272) et d'Élisabeth de Coumans (1240–1290).
Elle épouse en 1272 Andronic II Paléologue (1259-1332), et même si le mariage est arrangé les deux époux sont très amoureux et Anne tombe très vite enceinte. Elle accouche bientôt d'un garçon appelé Michel qui deviendra Michel IX Paléologue, empereur byzantin de 1294 à 1320. Quelques années plus tard naît un deuxième enfant : Constantin.
Le couple vit heureux, mais Anne décède en 1284 à seulement 24 ans.
Andronic est très affecté du décès de son épouse mais il se remarie quand même avec Yolande de Montferrat qui lui donne 4 enfants.
Notes concernant l'union
Union avec Violante de MONTFERRAT
En 1284, Andronic II se remarie avec Yolande de Montferrat, fille de Guillaume VII de Montferrat et de Béatrice de Castille. Ce mariage permet à Andronic de s'assurer le titre de « roi de Thessalonique », porté par son beau-père, et d'éteindre les prétentions de la famille Montferrat sur Thessalonique82. Rebaptisée « Irène », cette seconde épouse lui donna quatre enfants :
Théodore Paléologue, qui hérite de sa mère et devient le marquis Théodore Ier de Montferrat en Italie, où il fonde une autre dynastie Paléologue ;
Jean Paléologue, qui épouse une fille du ministre Nicéphore Choumnos et meurt sans postérité ;
Démétrios Paléologue, qui laisse trois enfants ;
Simone Paléologue, née en 1292, morte après 1336, mariée en 1300 avec Étienne Uros II de Serbie († 1321).
Soucieuse de respecter les traditions latines, Irène exige que l'Empire soit partagé entre tous les enfants d'Andronic, assurant ainsi une part de l'héritage à ses propres fils au détriment de Michel IX. Andronic s'y oppose et Irène quitte Constantinople avec ses fils pour s'établir à Thessalonique où elle ne cesse plus d'intriguer contre son époux83. Elle y meurt en 1317.
En 1284, Andronic II, veuf de son premier mariage avec Anne de Hongrie, épouse Yolande (qui prit le nom d'Irène, impératrice). Yolande peut faire valoir les droits de la dynastie des Montferrat sur le royaume de Thessalonique
Il a ensuite été prouvé que le Montferrat italien n'avait pas d'héritiers mâles vivant de la dynastie Aleramici, et les fils d'Eirene avaient le droit d'en hériter à la mort de 1305, le frère de John, je Eirene, marquis de Montferrat.
Le couple a eu quatre enfants :
Jean Paléologue (c. 1286-1308), despote
Théodore Ier, marquis de Montferrat (1291-1338) qui hérite du titre à la mort de Jean Ier de Montferrat, frère de Yolande
Démétrios Paléologue (d. Après 1343), despote, père d'Irène Paléologue mariée à Jean VI Cantacuzène.
Simone Paléologue (1294-après 1336), qui épousa le roi de Serbie Stefan Milutin.
 
Sources
Naissance, union 1, union 2, décès: wikipedia
 
Aperçu de l'arbre
Arbre d'ascendance Arbre de descendance Arbres imprimables
sosa Alexis PALEOLOGUE † sosa Irène COMNENE † sosa Alexis PALEOLOGUE COMNENE DUKAS †1201 sosa Irène ANGE 1172-1203 sosa Isaac VATATZES †1261 sosa ? ? sosa Jean Comnène ANGE †1259 sosa ? ?
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sosa Andronic PALEOLOGUE †1247 sosa Theodora PALEOLOGUE 1200- sosa Jean Ducas VATATZES 1215- sosa Eudoxie ANGE 1222-1261
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sosa Michel 8 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1224-1282 sosa Theodora VATATZES 1240-1303
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sosa Andronic 2 Paléologue EMPEREUR de CONSTANTINOPLE 1259-1332